Dans un paysage où l’action citoyenne s’affirme comme un pilier de la cohésion sociale et du développement durable, la culture d’impact devient un levier indispensable pour garantir la crédibilité, la transparence et la durabilité des projets associatifs. C’est précisément ce que la Fondation CDG a voulu impulser à travers ce prix, en offrant non seulement une reconnaissance, mais aussi un soutien technique et financier concret pour trois associations lauréates, appelées à approfondir leur démarche d’évaluation d’impact social.
La cérémonie a été ponctuée par une table ronde thématique sur « Piloter par l’impact : méthodes & pratiques, enjeux & défis », réunissant acteurs associatifs, experts de l’économie sociale et partenaires institutionnels. Au cœur des échanges : comment dépasser les approches intuitives pour ancrer des pratiques d’évaluation robustes et adaptées aux réalités du Maroc ? Comment articuler résultats chiffrés et transformations sociales profondes ?
Pour plusieurs intervenants, l’un des défis majeurs reste l’appropriation des outils méthodologiques par les associations, souvent confrontées à des contraintes de ressources humaines et financières. L’impératif d’outiller ces organisations pour qu’elles puissent « parler d’impact » avec des preuves tangibles a fait consensus, tout comme la nécessité d’une coopération accrue entre secteur public, privé et tiers secteur.
Sur le plan des résultats, cette première édition s’inscrit dans la continuité d’un effort plus large de la Fondation CDG pour valoriser le rôle des associations dans la création de valeur sociale et économique au Maroc – une mission qui résonne particulièrement auprès des jeunes générations engagées pour des causes citoyennes. Quinze associations avaient été retenues pour participer au parcours d’accompagnement méthodologique proposé en partenariat avec des institutions comme l’ESSEC Business School Africa et le Labo E&MISE, avant que trois ne se distinguent comme lauréates en fin de parcours.
Cette initiative témoigne d’une volonté de faire de l’évaluation d’impact non un slogan, mais une pratique intégrée aux stratégies de développement des associations qui veulent aller au-delà de l’intention pour mesurer l’effet réel de leurs interventions. Dans un contexte marocain où l’innovation sociale occupe une place grandissante, ce type de démarche contribue à renforcer la crédibilité du tissu associatif auprès des bailleurs, des pouvoirs publics et des citoyens.
En fin de compte, loin des chiffres seuls, c’est une invitation à penser l’action associative avec rigueur, transparence et ambition qui a été lancée ce 22 janvier. Une invitation dont l’écho devrait se faire sentir dans les pratiques de nombreuses organisations au service du bien commun.
Si cette première édition du Prix CDG – Impact social ne représente qu’un point de départ, elle pose d’ores et déjà une pierre essentielle à l’édifice d’un écosystème associatif marocain plus structuré, mesurable et résilient. À l’heure où les défis sociaux exigent des réponses à la fois innovantes et tangibles, le pilotage par l’impact apparaît moins comme un luxe que comme une nécessité stratégique.












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