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L'E-Commerce a pris de l'ampleur pendant le confinement 2020, et la tendance ne baisse pas


le Dimanche 26 Mars 2023

Le commerce sur internet est en développement continuel au Maroc, et avec un peu plus de création le potentiel présent sera efficacement employé.



Les chiffres révélés par le centre monétique interbancaire en sont la confirmation. Seulement en 1 an, le nombre d'achat par internet a augmenté de 35,6%, et le montant déversé compte 24,3% de progression par rapport à 2021. 

Ce qui laisse déduire que les sites marchands affiliés au CMI ont réalisé 28,1 millions d'opérations de paiement en ligne via les cartes bancaires, marocaines et étrangères, pour un total de 9,6 milliards DH. 

Concernant les cartes étrangères, le CMI a enregistré une augmentation des opérations de paiement en ligne de 63,8%, atteignant 1,3 million de transactions ainsi que 110,3% pour le montant, équivalent de 940,4 millions de dirhams, durant l'année écoulée. 

E-commerce en voie de développement

Malgré ces grands chiffres, l'insertion de l'e-commerce dans le marché reste minime, avec seulement un taux de 2% dans le commerce du détail. 

Plusieurs déclarations dans l'African Digital Summit organisé le 14 mars 2023 y adhèrent, en avançant que ce progrès de l'e-commerce au Maroc n'est pas de taille, et la directrice du Digital tribe, Sanaa Bousbai y ajoute que "les véritables acteurs qui ont un vrai potentiel de croissance ne sont pas non plus très nombreux".  

Sauf que l'espoir est toujours présent, tout comme le potentiel, concentré à la ville de Casablanca, surtout en ce qui concerne l'achat des courses par internet, il suffirait de créer des plateformes dédiées à tous, citadins et ruraux, de toutes les tranches d'âge, afin d'accélérer l'évolution. 

Qu'en est-il de la réglementation ?

Avec la progression de ce secteur, les dangers persistent dans la mesure où plusieurs marocains craignent pour leurs données, et hésitent à acheter en ligne, accusant le "vide juridique", d'avoir laissé une porte ouverte aux charlatans. 

Cependant, le directeur général de Jumia, Badr Bouslikhane explique que " les vides juridiques dans l'industrie du e-commerce ne sont pas alarmants. Le fait d'avoir un certain nombre de vides juridiques dans notre industrie est tout à fait normal. Il ne faut pas s'en étonner. La bonne nouvelle c'est que les instances gouvernementales, réagissent et assignent désormais des personnes compétentes pour comprendre la nature de nos activités".  

Néanmoins, il reste encore des choses à améliorer sur le plan juridique, et sur l'ensemble de la chaîne, de la partie fiscale à celle logistique en passant par les droits du consommateur", continue d'expliquer Badr Bouslikhane. 

Il cite, "nous travaillons aujourd'hui main dans la main avec les instances compétentes pour pouvoir mettre en place ce cadre-là, de façon conjointe. Il y a de l'intérêt, il y a une vraie volonté d'aller de l'avant."





Dimanche 26 Mars 2023

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