Ce choix s’inscrit dans un contexte d’accélération des projets de mobilité au Maroc, en partie tirés par les échéances internationales à venir comme la Coupe du Monde de la FIFA 2030, que le Royaume prépare sur plusieurs fronts, dont les infrastructures de transport.
Ce lot, pourtant technique et peu médiatisé auprès du grand public, constitue l’une des pierres angulaires de l’extension de la LGV : sans rails, pas de train. Ces rails, conformes à la norme européenne NF EN 13674-1 +A1 et adaptés aux contraintes d’un service à grande vitesse moderne, doivent répondre à des critères stricts de qualité et de rectitude afin d’assurer sécurité, fiabilité et durabilité de l’exploitation.
L’entreprise chinoise a été retenue au terme d’un processus de sélection où elle affrontait des concurrents de taille, notamment la firme italienne JSW Steel Italy Piombino SPA et l’indien Jindal Steel Limited. Selon des sources proches du dossier, c’est son offre économiquement la plus avantageuse, tant en coût qu’en capacité à respecter les délais, qui a fait pencher la balance.
Un choix stratégique et technologique pour le ferroviaire marocain
Pour les observateurs du secteur, cette décision illustre une tendance plus large de coopération maroco-chinoise dans le rail au moment où le Royaume cherche à intensifier ses partenariats internationaux tout en répondant à un impératif de rapidité d’exécution. D’ailleurs, dès novembre 2025, les premiers lots de rails ont été expédiés depuis la Chine vers le port de Casablanca, marquant le début concret de la mise en œuvre du contrat.
Sur le terrain, cela se traduit par un calendrier serré. Les rails fournis devront être acheminés depuis le port de Casablanca jusqu’aux bases de travail situées à Kénitra et Benguérir, puis intégrés dans les voies de la nouvelle LGV. L’intégralité de ce matériel est prévue d’être livrée et installée selon le rythme des travaux globaux du corridor ferroviaire.
Un projet phare pour la mobilité et l’économie marocaine
La LGV Kénitra–Marrakech fait partie intégrante d’une vision ambitieuse d’intégration territoriale et de modernisation des transports publics. Une fois achevée avec une vitesse commerciale pouvant atteindre jusqu’à 320 km/h, elle devrait réduire significativement les temps de trajet entre les grandes métropoles du Royaume, rapprochant les villes et leurs bassins d’activité économique tout en renforçant l’attractivité touristique et les échanges domestiques.
Au-delà des chiffres et des échanges commerciaux, cette attribution de marché illustre aussi un moment de bascule pour le ferroviaire marocain. Elle s’ajoute à d’autres grands contrats récemment signés dans le domaine que ce soit pour l’acquisition de trains dernière génération ou pour le déploiement d’équipements et de systèmes de signalisation modernes, traduisant une vision cohérente d’économie du transport bas carbone et d’inclusion territoriale.
Pour les citoyens et actrices/acteurs économiques marocains, ce contrat n’est pas juste une ligne de plus dans un bilan comptable. C’est un pas concret vers une mobilité plus fluide, un levier pour le développement régional, et un signal fort que le Maroc continue de se positionner comme un hub ferroviaire de référence en Afrique, capable d’attirer des investissements structurants dans un secteur stratégique pour l’avenir du pays.












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