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L’énergie plus chère s’invite à la Cop26


La Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique (Cop26) peut-elle combler les espoirs placés en elle ? La hausse des prix de l’énergie risque de mettre la transition énergétique en ‘pause’.



l_energie_plus_chere_s_invite_1635103026.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (1.06 Mo)

La Cop26 doit se tenir du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow, en Ecosse. L’objectif affiché est d’ « accélérer l'action vers les objectifs de l'Accord de Paris et de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ».

Sauf que l’ambiance pré-Cop26 n’est pas à l’euphorie. « Nous ne connaissons que les personnes qui ne viennent pas... C'est vraiment irritant quand ils parlent, mais qu'ils n'agissent pas », s’est irrité la reine d’Angleterre.

Ni les président de la Chine, Xi Jinping, et de la Russie, Vladimir Poutine, ni les premiers ministres de l’Inde, Narendra Modi, et de d’Australie, Scott Morrison, n’ont annoncé leurs venues.

A titre anecdotique, il n’est pas évident pour la ville de Glasgow d’accueillir les 120 chefs d’Etats et les 25.000 participants attendus pour la Cop26. Les capacités de ses établissements hôteliers ne dépassent pas les 15.000 chambres.

Les prix des chambres dans la capitale écossaise ont suivi le même trend haussier que celui de l’énergie.

Des prix plus chauds que le climat

Les nuages les plus sombres qui planent sur la Cop26 à Glasgow ont surtout été provoqués par la hausse vertigineuse des prix de l’énergie.

Les prix de l’électricité en Europe sont montés en flèche depuis 2019, en hausse de 200%. La bonne volonté écologique de recourir massivement aux énergies renouvelables bute sur le principe simple de l’intermittence, sous-estimé semble-t-il.

Sans vents, les éoliennes ne peuvent rien produire, sans soleil, les panneaux restent stériles. En pareil cas, le recours aux si exécrées énergies fossiles (charbon et gaz) est incontournable.

L’Allemagne s’est rapidement remise au charbon. En Chine, les mines d’houille récemment fermées sont rouvertes en catastrophe. Le ‘vert’ de la transition énergétique se teinte désormais de poussière noire.

Le coût du gaz naturel, énormément consommé par les Européens pour chauffer leurs maisons, a également connu une vertigineuse progression. Les prix ont été multipliés par quatre les six derniers mois. Le gaz naturel se négocie 1 dollar le mètre cube en Europe, un record historique.

Ce gaz qui vient du ‘froid’

Cette flambée a d’abord été constatée en Asie, sur les marchés de laquelle les Etats-Unis préfèrent écouler leur gaz naturel, parce que rémunéré de 10 à 20% mieux que sur ceux de leurs ‘alliés’ européens.

En Angleterre, les usines d’engrais ont dû stopper leurs activités, ne pouvant se fournir en gaz naturel, un intrant essentiel à leurs productions, aux cours actuels.

Il faudra attendre que le gaz naturel de la non moins dédaignée Russie coule le long du pipeline Nordstream2 vers l’Allemagne pour voir s’apaiser les marchés européens actuellement enflammés.

Le salut énergétique de l’Europe qui viendrait de la Russie, il y a là de quoi donner la jaunisse aux atlantistes qui veulent garder la Russie hors d’Europe et les Etats-Unis dedans.

Il faut avouer que c’est un peu la faute de l’Union européenne. Les eurocrates de Bruxelles se sont crus malins en poussant à renoncer aux contrats d’approvisionnement en gaz naturel à long terme pour des achats aux prix fixés par les marchés journaliers, dits ‘spot’.

Ça marche quand les cours sont en baisse, mais lorsque les prix grimpent, il se produit la situation que se déroule actuellement en Europe.


Consacrer la compétitivité ‘verte’

Comble de la stupidité, alors que le nucléaire représente les deux tiers du mix énergétique français, ce qui implique normalement un coût réduit du fait que les centrales sont déjà amorties, les citoyens de l’hexagone doivent quand même payer leur électricité très chère, comme leurs autres voisins européens.

C’est tout le charme du marché unique européen de l’énergie, qui ne saurait admettre qu’un prix unique pour tous les Européens.

Maintenant que l’économie mondiale amorce une courbe ascendante, après la dépression due à la crise sanitaire, les cours des hydrocarbures vont connaître une hausse irrépressible.

Dans un tel contexte international, le Maroc doit jouer au mieux de ses avantages compétitifs en matière de production d’énergie propre.

Car même si la transition énergétique peut être quelque peu retardée par les bouleversements aléatoires sur les marchés, elle n’en est pas moins inéluctable.

80% des usines de production d’électricité à travers le monde fonctionnent jusqu’à présent aux énergies fossiles, charbon et gaz naturel. C’est incompatible avec l’objectif affiché de limiter le réchauffement climatique à 2°C par an.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Dimanche 24 Octobre 2021

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