C'est une plongée dans les abysses de la cruauté humaine. La justice italienne a interrogé un homme de 80 ans, soupçonné d'avoir participé à des "safaris humains" durant le siège de Sarajevo dans les années 90. Ces accusations font référence à une pratique monstrueuse où de riches étrangers auraient payé pour tirer sur des civils assiégés comme s'il s'agissait de gibier.
L'horreur exhumée : la justice italienne enquête sur les "safaris humains" de Sarajevo
L'histoire semble parfois trop sombre pour être vraie, et pourtant, la justice italienne prend l'affaire très au sérieux. Un octogénaire, ancien journaliste et photographe, a été entendu par les procureurs concernant sa présence et ses agissements présumés à Sarajevo entre 1992 et 1996. L'enquête porte sur des allégations terrifiantes : l'existence d'un réseau qui permettait à des "touristes de guerre" fortunés de se rendre sur les positions serbes encerclant la capitale bosnienne pour, moyennant finance, tirer au sniper sur les habitants de la ville. Des femmes, des enfants, des passants, transformés en cibles vivantes pour le divertissement morbide d'étrangers en mal de sensations fortes.
Le suspect, dont l'identité est protégée par la procédure en cours, nie les faits. Cependant, des témoignages et des documents d'époque, longtemps considérés comme des légendes urbaines de la guerre ou de la propagande, sont réexaminés avec une nouvelle acuité. Le concept de "safari humain" a hanté la mémoire collective bosnienne, symbolisant l'impunité totale et la déshumanisation absolue qui régnaient durant le plus long siège de l'histoire moderne. Si ces faits étaient avérés judiciairement, ils constitueraient l'un des chapitres les plus cyniques et les plus révoltants du conflit yougoslave.
Cette procédure réveille des douleurs jamais vraiment apaisées à Sarajevo. Pour les survivants, voir la justice s'intéresser, même trois décennies plus tard, à ces crimes potentiels est une étape nécessaire vers la vérité. Cela rappelle que les crimes de guerre sont imprescriptibles et que, quel que soit l'âge des suspects ou le temps écoulé, l'ombre de leurs actes finit toujours par les rattraper. L'Italie, en ouvrant ce dossier, envoie un message fort contre l'oubli.
Le suspect, dont l'identité est protégée par la procédure en cours, nie les faits. Cependant, des témoignages et des documents d'époque, longtemps considérés comme des légendes urbaines de la guerre ou de la propagande, sont réexaminés avec une nouvelle acuité. Le concept de "safari humain" a hanté la mémoire collective bosnienne, symbolisant l'impunité totale et la déshumanisation absolue qui régnaient durant le plus long siège de l'histoire moderne. Si ces faits étaient avérés judiciairement, ils constitueraient l'un des chapitres les plus cyniques et les plus révoltants du conflit yougoslave.
Cette procédure réveille des douleurs jamais vraiment apaisées à Sarajevo. Pour les survivants, voir la justice s'intéresser, même trois décennies plus tard, à ces crimes potentiels est une étape nécessaire vers la vérité. Cela rappelle que les crimes de guerre sont imprescriptibles et que, quel que soit l'âge des suspects ou le temps écoulé, l'ombre de leurs actes finit toujours par les rattraper. L'Italie, en ouvrant ce dossier, envoie un message fort contre l'oubli.












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