Menu
lodj lodj
séprateur .png
lodj
Twitter
YouTube
Digital TV
LinkedIn
Facebook
Instagram
Tiktok
search








L'insupportable chez Mati Monjib


Depuis le temps qu’on traine le dossier de Maati Monjib, il faut bien dire que ça commence à bien faire. Cela fait près de six ans que cette (bien mauvaise) affaire revient cycliquement à la surface. La justice le poursuit pour « blanchiment d’argent, fraude et atteinte à la sécurité de l’Etat ». Lui crie, en substance, au « harcèlement judiciaire » et dénonce « une action vengeresse contre ses prises de position hostiles au régime ».



Par Naïm Kamal A lire ou à écouter en podcast :

L'insupportable chez Mati Monjib
la_semaine_de_naIm_kamal___l_i1617621325.mp3 LA-SEMAINE-DE-NAÏM-KAMAL  (746.06 Ko)

Même si par ailleurs j’ai toujours trouvé au fricotage avec les ONG internationales des opacités qui camouflent (mal) leurs intentions réelles, l’affaire Monjib ne m’a jamais intéressé que de très loin. Jusqu’à ces derniers jours. 
 

Remis en liberté provisoire, l’historien, dont l’assomptionniste journal La Croix nous apprend que c’est un franco-marocain (une bénédiction), n’a pas trouvé mieux que de qualifier l’Etat marocain de policier. Une posture outrageuse et outrageante qui fait se bousculer dans ma tête les scènes des films de Costa Gavras : Z, L’Aveu, L’état de siège ; me fait aussi penser  à Salvador Allende et au Chili du général Pinochet, à l’Espagne du Caudillo, aux Escadrons de la mort qui sévissaient au Brésil et ailleurs en Amérique du Sud, à l’Argentine du général Videla et ses 30 000 « disparus », 15 000 fusillés, 9 000 prisonniers politiques et 1,5 million d'exilés pour une population qui dépassait à peine les 30 millions d’habitants. Et sans commune mesure, les « années de plomb » au Maroc, quand pour de beaucoup moindres prises de position que celles de Maati Monjib, qui donne l’impression de ne pas avoir pris connaissance du travail de l’Instance Équité et Réconciliation, de nombreux jeunes ont vu leurs meilleures années filer en prison. Pourtant l’historien est en âge de savoir, à moins que dans sa tendre jeunesse il ait été distrait par d’autres préoccupations que les utopies des jeunes de l’époque.
 

Ou encore ne sait-il pas que dans un Etat policier, l’Etat ne met pas en liberté provisoire son « ennemi numéro un », dixit La Croix, au premier simulacre d’une grève de la faim. 
 

Le jeu de l’anguille

 
 

D’aucuns préfèrent le confort de le croire sur parole, tandis que les autorités donnent l’impression de peiner à le cantonner dans ce qu’elles lui reprochent, fraude et blanchiment. Porté par des connexions de ‘’solidarité’’ pas toujours innocentes, Maati Monjib qui se veut d’abord un activiste des droits de l’homme, joue à l’anguille, glisse entre les doigts, aidé en cela par ceux qui préfèrent regarder ailleurs pour ne pas ouvrir les yeux sur ce dont on l’accuse. Parce que s’il s’avère coupable, ils seront complices. N’est-ce pas en partie les fonds des ONG qui le financent, le couvrant aujourd’hui de leur charité à l’international, qui constituent le fond du dossier, encore une fois fraude et blanchiment ? 
 

Dans ce jeu de l’anguille, plutôt que de répondre sur l’accusation, il contrattaque sur les flancs. Si on me cherche ici, c’est parce qu’on m’en veut là. Une sorte de guérilla sans panache parce que sans pronostic vital engagé. Du pickpockétisme politique dans son jus : focaliser le regard du pigeon sur une main pour ne pas lui laisser le loisir de voir ce que l’autre magouille dans son dos. Et c’est là où le bât blesse ! Pourquoi ne commence-t-il pas par démonter l’accusation, démontrer sa blancheur comme neige, lever le doute (raisonnable) et crier au scandale par la suite. Il libérerait beaucoup de bonnes volontés de leurs réticences. Et Maati Monjib aura alors, et seulement alors, toutes les latitudes de parader contre le pouvoir sans que personne ne trouve à redire. Mais visiblement l’historien préfère la gloriole à la gloire, l’instant à la postérité. 

Par Naïm Kamal sur https://quid.ma




Lundi 5 Avril 2021

Chroniqueurs invités | Coup de cœur



Magazine créé avec Madmagz.






Avertissement : Les textes publiés sous l’appellation « Quartier libre » ou « Chroniqueurs invités » ou “Coup de cœur” ou "Communiqué de presse" doivent être conformes à toutes les exigences mentionnées ci-dessous.

1-L’objectif de l’ODJ est de d’offrir un espace d’expression libre aux internautes en général et des confrères invités (avec leurs accords) sur des sujets de leur choix, pourvu que les textes présentés soient conformes à la charte de l’ODJ.

2-Cet espace est modéré  par les membres de la rédaction de lodj.ma, qui conjointement assureront la publication des tribunes et leur conformité à la charte de l’ODJ

3-L’ensemble des écrits publiés dans cette rubrique relève de l’entière responsabilité de leur(s) auteur(s).la rédaction de lodj.ma ne saurait être tenue responsable du contenu de ces tribunes.

4-Nous n’accepterons pas de publier des propos ayant un contenu diffamatoire, menaçant, abusif, obscène, ou tout autre contenu qui pourrait transgresser la loi.

5-Tout propos raciste, sexiste, ou portant atteinte à quelqu’un à cause de sa religion, son origine, son genre ou son orientation sexuelle ne sera pas retenu pour publication et sera refusé.

Toute forme de plagiat est également à proscrire.