Il y a des phrases que l’on ne s’attend jamais à prononcer un jour. « Je ne pensais pas que mes petits-enfants joueraient au LEGO comme ma génération. »
Et pourtant, en ce début de vingt-et-unième siècle bien avancé, cette surprise prend la forme très concrète d’une brique. Une brique familière, presque rassurante. Mais une brique qui s’illumine, qui réagit, qui émet des sons. Sans écran. Sans application. Sans trahir l’esprit du jeu.
Au CES 2026, LEGO a dévoilé Smart Play, une évolution technologique aussi ambitieuse que discrète. Loin des gadgets tape-à-l’œil, la marque danoise poursuit une obsession ancienne : préserver le jeu libre tout en l’enrichissant. Smart Play ne remplace pas l’imagination, il l’accompagne. Il ne détourne pas l’enfant de ses briques ; il les rend plus expressives.
L’idée, sur le papier, paraît simple. Intégrer des sons, des lumières et des réactions contextuelles directement dans les constructions. Dans les faits, l’exercice relève de l’équilibrisme.
Comment introduire de l’électronique sans transformer LEGO en jouet connecté dépendant d’un smartphone ? Comment innover sans rompre avec une esthétique qui traverse les générations ?
Smart Play apporte une réponse audacieuse : faire disparaître la technologie dans la matière même du jeu.
Au cœur du dispositif, une Smart Brick au format strictement identique à la mythique brique deux par quatre. À l’intérieur, capteurs de mouvement, de lumière et de son, haut-parleur miniature et batterie rechargeable par induction. Rien ne dépasse. Rien ne trahit sa nature.
Cette brique communique avec des figurines et des balises discrètes via un protocole interne baptisé BrickNet. Le résultat est troublant : un vaisseau incliné rugit, une figurine placée au bon endroit déclenche une musique, un choc provoque un impact sonore. Le tout, sans écran, sans hub, sans médiation numérique visible.
Pour lancer cette nouvelle ère, LEGO a choisi un terrain d’expérimentation évident : Star Wars. Trois sets inauguraux, attendus au printemps 2026, proposent des scènes iconiques capables de réagir aux gestes de l’enfant. Un X-Wing qui vrombit, un duel au sabre laser ponctué d’effets sonores, la Marche Impériale activée par la simple présence d’une figurine. Ici, le jeu ne s’arrête plus à la construction ; il se prolonge dans le mouvement, la mise en scène, presque le théâtre.
Ce choix n’est pas anodin. Star Wars est un univers sonore avant d’être visuel. Quelques notes suffisent à convoquer l’imaginaire collectif. Smart Play s’appuie sur cette mémoire partagée pour démontrer son potentiel sans longues notices ni interfaces complexes.
LEGO n’en est pourtant pas à sa première tentative de fusion entre physique et numérique. Des gammes comme Hidden Side, VIDIYO ou LEGO Mario ont exploré ce terrain, avec des fortunes diverses. Certaines ont séduit, d’autres se sont éteintes rapidement. La différence, cette fois, tient dans la retenue. Smart Play ne demande pas d’apprendre un nouvel usage ; il se glisse dans un geste déjà connu. La brique reste une brique. Elle écoute, elle réagit, mais elle n’impose rien.
Reste la question que se posent parents et grands-parents : la durabilité. LEGO promet un écosystème pérenne, des composants robustes, un suivi sur le long terme. Mais l’histoire des objets technologiques invite à la prudence. Une brique LEGO traverse les décennies. Une puce électronique, moins sûrement. L’enjeu est là : faire en sorte que l’innovation ne devienne pas une fragilité.
LEGO présente Smart Play comme sa plus grande évolution depuis l’apparition de la minifigurine. L’affirmation est forte, presque provocatrice. Mais elle traduit une intuition juste : l’avenir du jouet ne passe pas nécessairement par plus d’écrans, mais par des objets capables de dialoguer avec le monde réel.
Si la promesse est tenue, Smart Play pourrait réussir un pari rare : réunir trois générations autour d’un même jeu. Les grands-parents reconnaîtront les briques. Les parents salueront l’absence d’écran. Les enfants, eux, n’y verront qu’une chose : un univers qui répond à leur imagination. Et parfois, c’est exactement ainsi que le progrès se manifeste.
Au CES 2026, LEGO a dévoilé Smart Play, une évolution technologique aussi ambitieuse que discrète. Loin des gadgets tape-à-l’œil, la marque danoise poursuit une obsession ancienne : préserver le jeu libre tout en l’enrichissant. Smart Play ne remplace pas l’imagination, il l’accompagne. Il ne détourne pas l’enfant de ses briques ; il les rend plus expressives.
L’idée, sur le papier, paraît simple. Intégrer des sons, des lumières et des réactions contextuelles directement dans les constructions. Dans les faits, l’exercice relève de l’équilibrisme.
Comment introduire de l’électronique sans transformer LEGO en jouet connecté dépendant d’un smartphone ? Comment innover sans rompre avec une esthétique qui traverse les générations ?
Smart Play apporte une réponse audacieuse : faire disparaître la technologie dans la matière même du jeu.
Au cœur du dispositif, une Smart Brick au format strictement identique à la mythique brique deux par quatre. À l’intérieur, capteurs de mouvement, de lumière et de son, haut-parleur miniature et batterie rechargeable par induction. Rien ne dépasse. Rien ne trahit sa nature.
Cette brique communique avec des figurines et des balises discrètes via un protocole interne baptisé BrickNet. Le résultat est troublant : un vaisseau incliné rugit, une figurine placée au bon endroit déclenche une musique, un choc provoque un impact sonore. Le tout, sans écran, sans hub, sans médiation numérique visible.
Pour lancer cette nouvelle ère, LEGO a choisi un terrain d’expérimentation évident : Star Wars. Trois sets inauguraux, attendus au printemps 2026, proposent des scènes iconiques capables de réagir aux gestes de l’enfant. Un X-Wing qui vrombit, un duel au sabre laser ponctué d’effets sonores, la Marche Impériale activée par la simple présence d’une figurine. Ici, le jeu ne s’arrête plus à la construction ; il se prolonge dans le mouvement, la mise en scène, presque le théâtre.
Ce choix n’est pas anodin. Star Wars est un univers sonore avant d’être visuel. Quelques notes suffisent à convoquer l’imaginaire collectif. Smart Play s’appuie sur cette mémoire partagée pour démontrer son potentiel sans longues notices ni interfaces complexes.
LEGO n’en est pourtant pas à sa première tentative de fusion entre physique et numérique. Des gammes comme Hidden Side, VIDIYO ou LEGO Mario ont exploré ce terrain, avec des fortunes diverses. Certaines ont séduit, d’autres se sont éteintes rapidement. La différence, cette fois, tient dans la retenue. Smart Play ne demande pas d’apprendre un nouvel usage ; il se glisse dans un geste déjà connu. La brique reste une brique. Elle écoute, elle réagit, mais elle n’impose rien.
Reste la question que se posent parents et grands-parents : la durabilité. LEGO promet un écosystème pérenne, des composants robustes, un suivi sur le long terme. Mais l’histoire des objets technologiques invite à la prudence. Une brique LEGO traverse les décennies. Une puce électronique, moins sûrement. L’enjeu est là : faire en sorte que l’innovation ne devienne pas une fragilité.
LEGO présente Smart Play comme sa plus grande évolution depuis l’apparition de la minifigurine. L’affirmation est forte, presque provocatrice. Mais elle traduit une intuition juste : l’avenir du jouet ne passe pas nécessairement par plus d’écrans, mais par des objets capables de dialoguer avec le monde réel.
Si la promesse est tenue, Smart Play pourrait réussir un pari rare : réunir trois générations autour d’un même jeu. Les grands-parents reconnaîtront les briques. Les parents salueront l’absence d’écran. Les enfants, eux, n’y verront qu’une chose : un univers qui répond à leur imagination. Et parfois, c’est exactement ainsi que le progrès se manifeste.












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