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La France sacrifie ses vieux !




On marche sur la tête ! 

Si « marcher sur la tête » est une expression française, il va de soi que son objet de prédilection, d’application pour les moins tendancieux, soit légitimement français. À entendre quelques formulations, pour le moins, scabreuses, impudiques, sous la plume de quelques intervenants, politiques, journalistes français, la raison saute et les yeux suivent.

Pour les reprendre au mot, ces gens-là, avancent sans vergogne que le vaccin-miracle, se verrait soumis à l’immunité en fin de course des vieux français. De ces vieux qui vont « du lit au lit » comme dirait Brel,  de ces vieux entassés dans les fameux EHPAD, à la motricité entamée.  

Ce qu’ils avancent, ils le prouvent, ne disent-ils pas, sous couvert de dame science, en malaxant de ces mots à la teneur monstrueuse, comme la dite  «  prévention tertiaire », puis rangez, réarrangez votre raideur linguistique, car le français s’anglicise : On parle de « super spreaders ».

En gros, et la démarche est grossière, cette prévention précitée vise à attaquer d’abord les personnes plus à même de véhiculer le virus à une vitesse folle, du fait de leur proximité, de l’enclos qui les conjugue à un cocon, terreau fertile de la propagation du virus.

On a pas tout dit, si tant est qu’on puisse prendre votre grimace en patience, mais disons-le, métier oblige, que ces gens-là vous dise et sans réserve, que si « prévention tertiaire » il y’a, à l’opposé de celle primaire, c’est pour détecter si efficacité il y a, si effets secondaires il y a, puis si la contamination cesse par le simple fait d’une inoculation simplette.

Ces vieux, ces cobayes !

En gros, et pour le formuler dans un franc-parler, loin des fioritures de langage, ces vieux qui ne parleraient que du bout des yeux comme dirait Brel, serviront de cobayes. Une « check-list » pour valider une troisième phase, qui se voudrait plus bavarde. « Parler du bout des yeux » n’est en rien une incantation sensée ressusciter le grand Brel, car, semble-t-il que ces vieux allusifs soient basculés et leurs permissivités.

Il est dit, moyennant un chiffre aussi gros que ce malheur, car n’est-ce pas que plus c’est gros mieux ça passe ? et c’est français aussi, il est dit donc, y compris par la plus haute autorité du pays de Molière, en l’occurrence le président Macron, que ces vieux-là soient plus favorables au vaccin que d’autres.

une place de déhonneur ! 

Un chiffre à deux vitesses, l’une chevauchant l’autre, à qui mieux mieux, a donc affirmé, en survolant la ligne d’arrivée, que les vieux seraient moins réticents à la vaccination de manière générale. Mais quid de cette place d’honneur, déshonneur qu’on leur désigne en chiffres en lettres ? Ont-ils dit « oui » dans un élan d’abnégation, de don soi pour les générations futures et connectées, ou du moins l’eurent-ils exprimé dans un français vieillot à l’instar d’un « Oui-da ! ».

Et supposez même que ces vaillantes, braves gens, eurent exprimé leur consentement dans un langage tout aussi précis qu’une  indécence, ne serait-il pas judicieux, sachant que l’on n’ait l’once d’une idée post-opération-cobaye  sur l’éventuel entêtement de la contamination qui s’amuserait peut-être, et encore   à sévir parmi les immunités démunies.

Ne serait-il pas judicieux donc de vérifier ce résultat ailleurs ? Ces vieux ne seraient-ils pas enclins à secouer vertement de ces paresses humaines en disant tout simplement «  Allez voir ailleurs si nous y sommes ? »

 

Hicham Aboumerrouane / Arrissala / L'odj









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