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Le FMI relance l’idée de création d’un marché secondaire de créances en souffrance

Projections : Le PIB devrait croître de 6,3 % en 2021 et de 3 % en 2022


Dans le cadre des consultations de 2021 au titre de l’article IV des statuts du Fonds monétaire international, une équipe des services du FMI, dirigée par Roberto Cardarelli, a mené une mission virtuelle du 30 novembre au 10 décembre 2021 à l’issue de laquelle une déclaration fut rendue publique. Détails



Grosso modo, l’on retiendra de cette déclaration, telle que produite à travers un communiqué de presse, qu’après une contraction de 6,3 % en 2020, "le PIB devrait croître de 6,3 % en 2021, l’un des taux les plus élevés dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord ".
Et ce, grâce à la conjugaison d’un certain nombre de facteurs dont le maintien des mesures de relance budgétaire et monétaire, la bonne performance des principaux secteurs exportateurs, le dynamisme des transferts des Marocains résidant à l’étranger ainsi que la récolte exceptionnelle qui a succédé à deux années de sécheresse.
 
 En somme, des projections qui ne diffèrent pas de celles actualisées de Bank Al-Maghrib qui, dans un communiqué sanctionnant les travaux de la troisième réunion trimestrielle de son Conseil au titre de 2021, avait déjà soutenu qu’en termes réels, "le PIB terminerait l'année avec un rebond de 6,2 %, en révision à la hausse de 0,9 point par rapport aux prévisions de juin dernier".
Et ce, justement, suite à une amélioration de 18,8 % de la valeur ajoutée agricole, compte tenu d’une récolte céréalière de 103,2 millions de quintaux, et d’une augmentation de 4,6 % de celle non-agricole.

Le même schéma est reproduit pour ce qui est de l’exercice suivant.

Les deux institutions évoquent, dans l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne et d’une poursuite de la reprise des activités non-agricoles, retiennent le même taux, à savoir une croissance de 3 %.

Ce que recommande la mission du FMI

Partant du double constat qu’en 2021, " l’orientation de la politique budgétaire est restée expansionniste, caractérisée par un accroissement des dépenses courantes (dû à l’augmentation de la masse salariale et de la charge de la compensation) plus important que la progression des recettes fiscales qui a accompagné la reprise économique" et qu’en 2022, " le budget prévoit une légère réduction du déficit global en pourcentage du PIB ", la mission du FMI retient un certain nombre de recommandations aux autorités marocaines.
 
Et précise, à cet effet, que renforcer la résilience et disposer de plus grandes marges de manœuvre budgétaires afin de faire face à de futurs chocs, revient à réduire davantage le déficit budgétaire global, et rapprocher, à moyen terme, le ratio dette sur PIB de son niveau d’avant la pandémie.
Et ce, moyennant l’élargissement de l’assiette fiscale et en accroître la progressivité, conformément aux principes énoncés dans la loi-cadre et, en même temps, la poursuite des efforts de rationalisation-optimisation de la dépense publique.


Qu’en est-il de la politique accommodante des autorités monétaires ?

A ce niveau, les services du FMI se disent favorables à cette orientation d’autant plus que les pressions inflationnistes restent contenues et les anticipations d'inflation bien ancrées. Bien plus, ces mêmes services saluent « la décision de la Banque centrale de mettre fin à la plupart des mesures prudentielles adoptées pour soutenir le secteur bancaire au cours de la pandémie " et l’invitent à " continuer à veiller à ce que les banques continuent de constituer des provisions pour créances douteuses, tout en accélérant, avec les autorités concernées, le lancement des réformes pour la création d’un marché secondaire des créances en souffrance ".

Qu’en est-il de la mise en œuvre du Nouveau modèle de développement ?

A ce titre, les services du FMI partant de" l’ampleur des financements que les réformes structurelles proposées dans le cadre du Nouveau modèle de développement nécessitent, de l’horizon temporel peu maîtrisé ,de leurs effets sur la production potentielle, et de l’espace budgétaire restreint" , s’attendent à ce que les autorités marocaines "définissent et échelonnent soigneusement les réformes prioritaires, en s’appuyant sur un plan de financement adéquat et en inscrivant leur action dans un cadre macroéconomique stable et cohérent".





Noureddine Batije
Noureddine BATIJE est un journaliste spécialiste en investigation journalistique et traitement de... En savoir plus sur cet auteur
Samedi 11 Décembre 2021

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