Le Maroc se classe cinquième en Afrique dans l'Indice mondial de préparation à l'IA pour l'externalisation publié par Ataraxis. Avec un score de 43,35 sur 100, le Royaume arrive également deuxième dans la zone MENA parmi les pays retenus par cette étude, derrière l'Égypte.
Le résultat mérite d'être lu avec calme. Il confirme que le Maroc commence à compter dans la carte des services numériques, grâce à son capital humain, à l'implantation de centres de relation client, à la montée des métiers du digital et à une adoption progressive de l'IA dans les entreprises. Mais il ne faut pas transformer un classement sélectif en victoire définitive.
L'indice porte sur vingt-cinq destinations d'externalisation et s'appuie sur quatre critères : adoption de l'IA dans la population, compétences de la main-d'œuvre, diffusion dans les entreprises et formation. Le Maroc obtient un résultat honorable, sans franchir le seuil symbolique de 50 points. L'étude place notamment l'Afrique du Sud, l'Égypte, le Nigeria et le Kenya devant lui.
La question est donc moins celle du rang que de la trajectoire. Le Maroc saura-t-il former assez de profils techniques, aider les PME à utiliser l'IA concrètement et sécuriser ses données ? L'externalisation de demain ne se gagnera pas seulement avec des coûts compétitifs ou des francophones disponibles. Elle se gagnera avec de la valeur, de la confiance et des compétences rares.












L'accueil
















