Organisée par l’École normale supérieure avec le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, la rencontre entend examiner les effets du numérique sur les comportements, l’éducation et les références sociales des jeunes générations. sujet dépasse largement la question des écrans. Les réseaux sociaux sont devenus un espace où se fabriquent des réputations, des normes de langage, des opinions politiques, des modèles de réussite et parfois des humiliations publiques.
La famille, l’école, la mosquée, les médias et les associations ne sont plus seules à transmettre des repères. Les algorithmes se sont invités dans cette conversation, sans demander la permission à personne.
Il serait pourtant trop facile de désigner TikTok, Instagram ou Facebook comme les responsables de tous les désordres. Les plateformes amplifient souvent des fragilités déjà présentes : manque de dialogue, pauvreté de l’offre culturelle, sentiment d’exclusion, besoin de reconnaissance immédiate. Elles peuvent aussi ouvrir des espaces d’expression, de créativité et d’apprentissage.
Le mérite du colloque est de déplacer le débat vers la recherche et l’éducation. Encore faut-il que ses conclusions ne restent pas dans les actes d’une rencontre universitaire. Les parents, les enseignants et les jeunes eux-mêmes ont besoin d’outils concrets pour comprendre les mécanismes de viralité, de manipulation et de mise en scène de soi.
Le numérique ne remplacera pas les valeurs. Mais il contribue désormais à les recomposer, parfois brutalement.
La famille, l’école, la mosquée, les médias et les associations ne sont plus seules à transmettre des repères. Les algorithmes se sont invités dans cette conversation, sans demander la permission à personne.
Il serait pourtant trop facile de désigner TikTok, Instagram ou Facebook comme les responsables de tous les désordres. Les plateformes amplifient souvent des fragilités déjà présentes : manque de dialogue, pauvreté de l’offre culturelle, sentiment d’exclusion, besoin de reconnaissance immédiate. Elles peuvent aussi ouvrir des espaces d’expression, de créativité et d’apprentissage.
Le mérite du colloque est de déplacer le débat vers la recherche et l’éducation. Encore faut-il que ses conclusions ne restent pas dans les actes d’une rencontre universitaire. Les parents, les enseignants et les jeunes eux-mêmes ont besoin d’outils concrets pour comprendre les mécanismes de viralité, de manipulation et de mise en scène de soi.
Le numérique ne remplacera pas les valeurs. Mais il contribue désormais à les recomposer, parfois brutalement.












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