Le Maroc entre en Europe par l'Est, défense et technologie nucléaire à l’ordre du jour


La diplomatie marocaine travaille depuis des mois à diversifier les partenariats du Royaume et de sortir du cercle des partenariats classiques, comme celui qui rapproche le Maroc de l'Espagne et de la France, au vu des l'ambiguïté européenne dans le traitement de la question du Sahara et la duplicité des positions.



Depuis que Rabat est entrée en collision avec de grandes capitales comme Madrid et Berlin, le ministère des Affaires étrangères s'est engagé dans des tentatives de pénétrer d'autres blocs européens importants pour gagner des points politiques en faveur du dossier de l'intégrité territoriale et attirer des investissements qui brisent la domination de certaines grandes économies sur le marché marocain.
 
Espérant réaliser une percée par la porte orientale de l'Union européenne, le Maroc a pu s'entendre avec le groupe de Visegrad pour tenir la première réunion du ministère du « Groupe Visegrad + Maroc », qui a débuté mardi 7 décembre à Budapest, en Hongrie, et était représenté par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.
 
Selon une dépêche de la MAP, cette rencontre vise à « discuter des mécanismes de renforcement des relations de coopération entre le Royaume et cette organisation gouvernementale, qui comprend quatre pays appartenant à la région d'Europe centrale, à savoir la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie ».
 
Cette alliance au sein de l'Union européenne discutera d'abord des mécanismes permettant de développer les relations existantes avec le Royaume dans divers domaines et de les élever au niveau d'un partenariat riche et multidimensionnel, en attendant la réalisation des aspirations du Maroc à construire un pont équilibré au sein de l'Union européenne loin du chantage des partenaires traditionnels dont les chaînes industrielles vont à l'encontre de leurs positions politiques.
 
L'importance des quatre pays appartenant au « Groupe Visgrad », qui a été créé le 15 février 1991 dans la ville hongroise de Visegrad, réside dans le fait d'être un partenaire fiable des États-Unis d'Amérique, car c'est son premier bouclier contre l’Ours russe à l'extrême Est du continent et entretient de bonnes relations avec Israël, avec qui le Maroc a renoué les relations. Cette démarche de la diplomatie marocaine cherche à ouvrir une nouvelle porte dans ses relations européennes vu que la porte traditionnelle à laquelle se tient l'Espagne n'est plus sécurisante.
 
Quant aux partenariats, ils ne diffèrent pas beaucoup de ceux que Rabat s'efforce d'accélérer avec Washington et Tel-Aviv et inquiètent l'Allemagne, l'Espagne, l'Algérie et la France. Il est prévu que Bourita revienne au Maroc avec des accords préliminaires pour relancer les échanges et augmenter investissements à un niveau supérieur dans les secteurs de la défense, de l'énergie, de la science, des technologies nucléaires.





Mustapha Bourakkadi
Journaliste sans la prétention de détenir la science infuse... ma seule ambition est de rapporter... En savoir plus sur cet auteur
Mardi 7 Décembre 2021

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