Une progression nette en un an
La trajectoire est claire. En 2025, le PIB nominal du Maroc était évalué à environ 179,61 milliards de dollars. En un an, la hausse dépasse 9 %, confirmant une dynamique de croissance soutenue. Cette évolution place le Royaume devant plusieurs économies africaines majeures et consolide son statut de puissance économique structurée en Afrique du Nord.
Cette performance intervient dans un environnement mondial instable, marqué par le ralentissement de certaines économies avancées, la volatilité des marchés et les tensions géopolitiques. Dans ce contexte, la progression marocaine apparaît comme un signal de résilience.
Une économie portée par la diversification
La structure de l’économie marocaine explique en grande partie cette performance. Si l’agriculture conserve un rôle important, malgré sa dépendance aux conditions climatiques, ce sont surtout les secteurs non agricoles qui tirent la croissance. L’industrie automobile, l’aéronautique, le tourisme, le BTP, ainsi que les services financiers et logistiques constituent désormais des piliers solides.
L’industrie manufacturière bénéficie notamment de l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur européennes et mondiales, renforçant ses capacités d’exportation et sa compétitivité. Cette diversification réduit progressivement la vulnérabilité de l’économie aux chocs sectoriels.
Croissance maîtrisée et réformes structurelles
Les projections indiquent que la croissance réelle du PIB, estimée à environ 4,4 % en 2025, devrait se maintenir à un niveau proche en 2026. Cette stabilité repose sur la demande intérieure, la reprise de certains secteurs exportateurs et la poursuite des investissements publics et privés dans les infrastructures stratégiques, notamment les ports, les réseaux de transport et les énergies renouvelables.
Au-delà des chiffres, la trajectoire marocaine s’inscrit dans des choix structurels de long terme. Les réformes économiques, la modernisation fiscale, l’amélioration de la gouvernance et le soutien au secteur privé ont renforcé la confiance des investisseurs et la résilience macroéconomique du pays.
Des défis toujours présents
Malgré ces avancées, des fragilités subsistent. Le marché du travail reste confronté à des rigidités structurelles et l’économie demeure exposée aux risques climatiques, en particulier pour le secteur agricole. Toutefois, les perspectives pour 2026 suggèrent que la poursuite des réformes et l’approfondissement de la diversification pourraient consolider durablement la position du Maroc. Dans une Afrique en pleine transition, le classement du Royaume au cinquième rang continental illustre un modèle de croissance fondé sur la stabilité, l’investissement stratégique et l’anticipation.












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