Cette situation n’est pas sans rappeler une autre histoire récente.
À partir de là, le regard a changé. Non parce que le football marocain est soudain apparu, mais parce que le pays a pris la main sur l’organisation, le récit et le standard.
L’IA est aujourd’hui à ce point précis. Le Maroc n’est ni en retard ni en avance : il est à un moment charnière. Les rapports internationaux, comme celui de Microsoft, mesurent avant tout des usages massifs, des infrastructures lourdes et des plateformes dominantes. Ils voient ce qui est déjà stabilisé.
Ils voient moins les dynamiques émergentes, frugales, contextuelles, encore peu institutionnalisées.
Le risque est clair.
Mais l’opportunité est tout aussi claire. Le Maroc dispose d’atouts réels : stabilité institutionnelle, infrastructures numériques en progression, capital humain, ouverture africaine et méditerranéenne. À condition d’assumer une IA frugale et sociale, ancrée dans les besoins réels du pays.
Ce que révèle, en creux, le rapport de Microsoft, ce n’est donc pas un retard marocain. C’est l’urgence de passer d’une effervescence dispersée à une stratégie assumée, d’une accumulation d’initiatives à un récit national de l’IA.
L’IA n’est pas qu’une technologie. C’est un marqueur de souveraineté. Le Maroc a déjà démontré qu’il savait transformer un défi organisationnel en succès mondial. Reste à faire de l’intelligence artificielle non pas un sujet de conférences, mais un projet de pays.
Par Dr Az-Eddine Bennani












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Mistral, LLM et souveraineté : remettre l’outil à sa juste place











