Une signature qui enclenche la phase opérationnelle
Jeudi 22 janvier à Rabat, Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances, et Claver Gatete, secrétaire exécutif de la CEA, ont procédé à la signature de l’Accord du pays hôte relatif à la 58ᵉ session de la Conférence des ministres africains des finances de la CEA (COM58). L’événement se tiendra à Tanger du 28 mars au 3 avril 2026. Cette signature marque une étape clé : le cadre institutionnel est désormais verrouillé, laissant place à la phase concrète de préparation.
L’acte a été posé en marge d’une rencontre de travail entre les deux responsables, à l’occasion d’une visite officielle de Claver Gatete au Maroc, accompagné d’une délégation de haut niveau de la Commission. Selon la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), cette visite s’inscrit explicitement dans le processus préparatoire de la COM58.
Une coopération maroco-africaine consolidée
Au-delà du formalisme, l’échange a permis aux deux parties de réaffirmer l’excellence des relations de coopération entre le Maroc et la CEA. Une relation qui s’est construite dans la durée, à travers une convergence de vues sur les enjeux de développement, d’intégration régionale et de gouvernance économique en Afrique.
Les discussions ont également porté sur les perspectives de coopération entre le ministère de l’Économie et des Finances et la CEA, ainsi que sur de potentielles initiatives conjointes à l’échelle continentale. Sans annonces spectaculaires, le message est clair : le Maroc entend rester un partenaire actif dans les réflexions africaines sur les politiques financières et économiques.
La CEA, un acteur clé du développement africain
Institution relevant du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), la Commission économique pour l’Afrique a été créée en 1958. Son mandat est précis : encourager l’intégration régionale et promouvoir la coopération internationale pour le développement économique et social de ses 54 États membres, répartis en cinq sous-régions.
La CEA dispose de cinq bureaux sous-régionaux, dont celui de l’Afrique du Nord est basé à Rabat. Cette présence renforce le positionnement du Maroc comme plateforme régionale de dialogue économique et institutionnel, en lien direct avec les grandes orientations onusiennes sur le continent.
Tanger, vitrine et responsabilité
Pour le Maroc, accueillir la COM58 à Tanger ne relève pas uniquement du prestige. La ville du Détroit deviendra, pendant plusieurs jours, un centre de gravité des débats africains sur les finances publiques, les politiques macroéconomiques et les défis de développement. L’enjeu est double : réussir l’organisation et donner de la substance aux échanges.
Dans un contexte mondial marqué par les tensions économiques et les incertitudes géopolitiques, cette conférence offre une tribune pour porter une vision africaine structurée, pragmatique et tournée vers des solutions concrètes.
Avec la signature de l’Accord du pays hôte à Rabat, le Maroc transforme une désignation en engagement formel. La COM58 entre désormais dans sa phase décisive. À Tanger, en 2026, le Royaume sera attendu non seulement sur la forme, mais surtout sur sa capacité à faire de ce rendez-vous continental un moment utile pour les économies africaines.












L'accueil















