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Le cauchemar indien


Deux personnes ont été testées positives au virus Sras-Cov2, dans son variant indien, selon un communiqué du département de la santé daté du 2 mai. On a la sensation d’étouffer rien que d’entendre cette nouvelle.



A lire ou à écouter en podcast :

Une bouteille d'oxygène, plus recherchée en Inde que le vaccin
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le_cauchemar_indien.mp3 Le cauchemar indien.mp3  (3.53 Mo)

Un ressortissant indien et son cas contact marocain ont été identifiés porteurs du variant ‘double mutant’ et hospitalisés à Casablanca.

Les 17 personnes avec lesquelles ils ont été en contact ont été testés négatifs. L’opinion publique nationale n’est pas rassurée pour autant.

Par sa vitesse de propagation, ce variant indien fait passer son homologue anglais, déjà source d’inquiétudes des Marocains, au rang d’amateur.

Certains médias nationaux, évoquant des sources bien informées, faisaient état d’un allégement des mesures de restriction sanitaires après le mois du Ramadan.

Il serait même question de permettre aux cafetiers et restaurateurs, mis sur la paille par la pandémie, de rester ouvert jusqu’à 23 heures.

Cette levée partielle des mesures restrictives va-t-elle rester d’actualité avec l’apparition de ce variant indien ?

L’oxygène, une denrée rare en Inde

En Inde, c’est la catastrophe. Le pays est proche d’afficher 20 millions de contaminations au compteur. Il a déjà dépassé les 200.000 morts.

A la capitale, New Delhi, les personnes infectées par le virus suffoquent par manque d’oxygène dans des infrastructures hospitalières totalement débordées.

Les malades sont priés de rester chez eux. Et c’est à leurs proches de courir les rues à la quête de bouteilles d’oxygènes et d’usines pour les faire remplir.

Des associations ont même installées des respirateurs artificiels dans des espaces publics, ou se pressent les malades pauvres qui n’ont pas de quoi de payer de bouteilles d’oxygène.

Selon les reporters des agences de presse internationales présents à New Delhi, dans cette ville d’habitude bouillonnante d’activités, on n’entend plus que le bruit strident des sirènes des ambulances.

Quid de l’approche thérapeutique ?

Dire qu’il y a quelques jours encore, l’Inde était cette grande puissance pharmaceutique courtisée par un grand nombre de pays en quête désespérée de doses de vaccin.

Ce constat a amené des internautes marocains à se poser des questions sur la pertinence de tout miser sur le vaccin pour lutter contre la pandémie, alors que l’on n’entend aucune nouvelle de progrès sur le front des traitements thérapeutiques.

Pourtant, il n’est même pas certain que les vaccins inventés jusqu’à présent soient efficaces contre les souches mutantes du Sras-Cov2.

Les décideurs politiques et la communauté scientifique dans nombre de pays du monde donnent cette désagréable impression de négliger l’indispensable urgente exigence de trouver des médicaments efficaces pour traiter les malades du Covid, pour se concentrer sur l’aléatoire, inventer des vaccins pour un coronavirus qui ne cesse de muter.

Le gâteau plus important que la cerise

En Inde, pays producteur de vaccin contre le Covid, il n’y a pas assez de respirateurs artificiels et d’oxygène pour les malades.

Il compte beaucoup sur les aides internationales pour arriver à faire face à cette situation de crise d’une rare gravité.

Aux dernières nouvelles, le Maroc attend, dans le cadre du programme ‘Covax’, un prochain arrivage de 600.000 doses du vaccin AstraZeneca.

C’est ce même produit auquel nombre de pays européens ont renoncé, suite à des cas de thromboses enregistrés qui seraient liés à son inoculation.

Vaccins efficaces contre toutes les souches mutantes du virus Sras-Cov2 ou pas, la nécessité de renforcer les infrastructures et équipements sanitaires pour faire face aux situations de crise est incontournable.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Mardi 4 Mai 2021




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