Explosif Moyen-Orient !
Une vue satellite du golfe Persique, le détroit d'Ormuz est entouré d'un rond jaune, le 11 janvier 2025. (GALLO IMAGES / GETTY IMAGES / FRANCE INFO)
Le Moyen-Orient s'est embrasé en une semaine après la mort d'Ali Khamenei et , au treizième jour de cette guerre , Donald Trump s'est retrouvé pris à son propre piège !
Aujourd'hui, en effet, avec les ripostes iraniennes et les bombardements au Liban , les Etats-Unis sont face au spectre d'une guerre sans fin contre l'Iran !
Plusieurs médias américains, dont CNN, citant des sources proches des services de renseignements américains, ont affirmé que l'Iran avait commencé à déposer des mines dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.
Au moins trois navires ont été frappés mercredi 11 mars à proximité de ce passage, au 12e jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, selon l'agence maritime britannique UKMTO
De son côté, l'armée américaine avait annoncé mardi avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens dans cette zone stratégique pour le commerce des hydrocarbures.
Un peu plus tôt, le président américain Donald Trump avait prévenu qu'il y aurait d'importantes conséquences militaires si Téhéran se décidait à agir ainsi "pour une raison quelconque". Ce risque inquiète le reste du monde, en raison notamment de possibles conséquences majeures pour l'économie mondiale.
Pour tout comprendre à la guerre au Moyen-Orient , voici quatre questions sur la menace de minage du détroit d'Ormuz, qui inquiète les Etats-Unis et le reste du monde
Aujourd'hui, en effet, avec les ripostes iraniennes et les bombardements au Liban , les Etats-Unis sont face au spectre d'une guerre sans fin contre l'Iran !
Plusieurs médias américains, dont CNN, citant des sources proches des services de renseignements américains, ont affirmé que l'Iran avait commencé à déposer des mines dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.
Au moins trois navires ont été frappés mercredi 11 mars à proximité de ce passage, au 12e jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, selon l'agence maritime britannique UKMTO
De son côté, l'armée américaine avait annoncé mardi avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens dans cette zone stratégique pour le commerce des hydrocarbures.
Un peu plus tôt, le président américain Donald Trump avait prévenu qu'il y aurait d'importantes conséquences militaires si Téhéran se décidait à agir ainsi "pour une raison quelconque". Ce risque inquiète le reste du monde, en raison notamment de possibles conséquences majeures pour l'économie mondiale.
Pour tout comprendre à la guerre au Moyen-Orient , voici quatre questions sur la menace de minage du détroit d'Ormuz, qui inquiète les Etats-Unis et le reste du monde
1 Pourquoi le détroit d'Ormuz est-il si important ?
Le détroit d'Ormuz, situé entre les golfes Persique et d'Oman, voit en effet passer un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. La peur d'un blocage à long terme de ce passage a provoqué l'augmentation du prix du baril de pétrole, qui a frôlé les 120 dollars en début de semaine, avant de redescendre.
Pékin suit la situation de près, alors qu'environ 40% de la consommation du pays en hydrocarbure provient des pays du Golfe, rappelle Pascal Ausseur, directeur général de la Fondation méditerranéenne d'études stratégiques à franceinfo .
Or, "la Chine est l'usine du monde", ajoute-t-il, en évoquant le grand nombre de produits fabriqués en Asie et consommés en Europe
2 Quelles sont les menaces iraniennes ?
Les intentions de l'Iran, qui exporte lui aussi son pétrole via le détroit d'Ormuz, sont difficilement lisibles avec des déclarations contradictoires. Le général Ebrahim Jabbari, membres des Gardiens de la Révolution, avait menacé le 3 mars de "brûler tout navire" tentant de franchir la zone et de bloquer toute exportation pétrolière du Golfe.
Trois jours plus tard, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que l'Iran n'avait "pas l'intention" de fermer le passage.Dans un nouveau revirement mardi, l'Iran a annoncé qu'il ne permettrait pas "l'exportation d'un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu'à nouvel ordre".
Le même jour, plusieurs médias américains, dont CNN, citant des sources proches des services de renseignements américains, ont affirmé que l'Iran avait commencé à déposer des mines dans le détroit d'Ormuz. "L'opération n'est pas encore très étendue, seules quelques dizaines de mines ayant été posées ces derniers jours", précisait la chaîne de télévision.
Emmanuel Macron avait assuré de son côté mercredi qu'il n'avait "pas la confirmation, ni par des services partenaires ni par nos propres services" de cette information.
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient , le Centcom , avait averti mercredi les civils iraniens de se tenir éloignés des ports du détroit d'Ormuz. Washington affirme qu'ils sont utilisés à des fins militaires par Téhéran, qui y "mène des opérations militaires qui menacent le transport maritime international".
Au moins trois navires ont été frappés par des "projectiles inconnus" à proximité du détroit, a affirmé mercredi l'agence maritime britannique UKMTO. Il s'agit d'un porte-conteneurs, d'un cargo et d'un vraquier thaïlandais. Ce dernier a été envahi par des fumées, selon des images obtenues par l'AFP.
3 A quoi ressemblent ces mines sous-marines ?
Les mines sous-marines ne sont pas une arme nouvelle, et ont été largement utilisées durant la Seconde Guerre mondiale. Elles peuvent être déployées simplement et placées en surface, sous l'eau ou au niveau du fond marin.
Elles peuvent être fixées par "un orin, c'est-à-dire un câble en acier qui va permettre de les mettre à un mètre, deux mètres, trois mètres, quatre mètres de profondeur, ou on peut les mettre dérivantes", explique à France Télévisions l'amiral Alain Coldefy, ancien inspecteur général des armées.
Elles sont "peu chères", précise par ailleurs sur son site le centre Robert-Strauss, spécialisé dans la sécurité internationale. "De simples mines de contact [c’est-à-dire se déclenchant en touchant une cible] peuvent ne coûter que 1 500 dollars", précise l'institut américain lié à l'Université du Texas.
Ces dispositifs peuvent agir comme un "outil visant à infliger des dégâts directs, soit à titre de dissuasion". Certaines mines peuvent être activées sans contact, grâce à des capteurs.
"Le stock de mines navales de l'Iran se situe entre 2 000 et 6 000 unités", relève auprès de l'AFP le centre Soufan, organisme new-yorkais spécialisé dans les questions de sécurité.
4 Comment peuvent répondre les Etats-Unis ?
Donald Trump a prévenu mardi qu'il y aurait d'importantes conséquences militaires si l'Iran se décidait à miner "pour une raison quelconque" le détroit d'Ormuz. "Si, en revanche, ils retirent ce qui a pu être posé, ce sera un pas de géant dans la bonne direction", a-t-il ajouté sur sa plateforme, Truth Social.
Dans la foulée de ces déclarations, l'armée américaine a annoncé la destruction de 16 navires iraniens poseurs de mines navales "près du détroit".
Washington avait également déjà évoqué l'hypothèse d'escorter des navires dans le passage stratégique. Mais "les risques sécuritaires à eux seuls pourraient rendre un seul passage par le détroit plus coûteux que la marge bénéficiaire sur la cargaison de pétrole elle-même", affirme le Soufan Center.
D'autant que la zone "est un véritable défi pour les marins, même dans les meilleures conditions : étroit, peu profond, encombré et souvent enveloppé de brume due à l'humidité et à la poussière", rappelle l'hebdomadaire britannique The Economist .
Les intentions de l'Iran, qui exporte lui aussi son pétrole via le détroit d'Ormuz, sont difficilement lisibles avec des déclarations contradictoires. Le général Ebrahim Jabbari, membres des Gardiens de la Révolution, avait menacé le 3 mars de "brûler tout navire" tentant de franchir la zone et de bloquer toute exportation pétrolière du Golfe.
Trois jours plus tard, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que l'Iran n'avait "pas l'intention" de fermer le passage.Dans un nouveau revirement mardi, l'Iran a annoncé qu'il ne permettrait pas "l'exportation d'un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu'à nouvel ordre".
Le même jour, plusieurs médias américains, dont CNN, citant des sources proches des services de renseignements américains, ont affirmé que l'Iran avait commencé à déposer des mines dans le détroit d'Ormuz. "L'opération n'est pas encore très étendue, seules quelques dizaines de mines ayant été posées ces derniers jours", précisait la chaîne de télévision.
Emmanuel Macron avait assuré de son côté mercredi qu'il n'avait "pas la confirmation, ni par des services partenaires ni par nos propres services" de cette information.
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient , le Centcom , avait averti mercredi les civils iraniens de se tenir éloignés des ports du détroit d'Ormuz. Washington affirme qu'ils sont utilisés à des fins militaires par Téhéran, qui y "mène des opérations militaires qui menacent le transport maritime international".
Au moins trois navires ont été frappés par des "projectiles inconnus" à proximité du détroit, a affirmé mercredi l'agence maritime britannique UKMTO. Il s'agit d'un porte-conteneurs, d'un cargo et d'un vraquier thaïlandais. Ce dernier a été envahi par des fumées, selon des images obtenues par l'AFP.
3 A quoi ressemblent ces mines sous-marines ?
Les mines sous-marines ne sont pas une arme nouvelle, et ont été largement utilisées durant la Seconde Guerre mondiale. Elles peuvent être déployées simplement et placées en surface, sous l'eau ou au niveau du fond marin.
Elles peuvent être fixées par "un orin, c'est-à-dire un câble en acier qui va permettre de les mettre à un mètre, deux mètres, trois mètres, quatre mètres de profondeur, ou on peut les mettre dérivantes", explique à France Télévisions l'amiral Alain Coldefy, ancien inspecteur général des armées.
Elles sont "peu chères", précise par ailleurs sur son site le centre Robert-Strauss, spécialisé dans la sécurité internationale. "De simples mines de contact [c’est-à-dire se déclenchant en touchant une cible] peuvent ne coûter que 1 500 dollars", précise l'institut américain lié à l'Université du Texas.
Ces dispositifs peuvent agir comme un "outil visant à infliger des dégâts directs, soit à titre de dissuasion". Certaines mines peuvent être activées sans contact, grâce à des capteurs.
"Le stock de mines navales de l'Iran se situe entre 2 000 et 6 000 unités", relève auprès de l'AFP le centre Soufan, organisme new-yorkais spécialisé dans les questions de sécurité.
4 Comment peuvent répondre les Etats-Unis ?
Donald Trump a prévenu mardi qu'il y aurait d'importantes conséquences militaires si l'Iran se décidait à miner "pour une raison quelconque" le détroit d'Ormuz. "Si, en revanche, ils retirent ce qui a pu être posé, ce sera un pas de géant dans la bonne direction", a-t-il ajouté sur sa plateforme, Truth Social.
Dans la foulée de ces déclarations, l'armée américaine a annoncé la destruction de 16 navires iraniens poseurs de mines navales "près du détroit".
Washington avait également déjà évoqué l'hypothèse d'escorter des navires dans le passage stratégique. Mais "les risques sécuritaires à eux seuls pourraient rendre un seul passage par le détroit plus coûteux que la marge bénéficiaire sur la cargaison de pétrole elle-même", affirme le Soufan Center.
D'autant que la zone "est un véritable défi pour les marins, même dans les meilleures conditions : étroit, peu profond, encombré et souvent enveloppé de brume due à l'humidité et à la poussière", rappelle l'hebdomadaire britannique The Economist .
L'Iran affirme ne pas miner le détroit,
Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei et nouveau guide suprême de l'Iran appelle à maintenir le détroit d’Ormuz fermé, dans sa première déclaration en tant que guide suprême iranien !
Dans un premier message lu à la télévision d'État, le nouveau Guide suprême a promis de venger les victimes de la guerre "jusqu'au bout". Appelant à maintenir fermé le détroit d'Ormuz et à boucler les bases américaines, le leader religieux a jugé qu'il n'y a "pas d'autre solution que de continuer" la guerre.
Les Gardiens de la révolution ont alors promis de garder le détroit d'Ormuz fermé. L'Iran affirme ne pas miner le détroit, alors que Donald Trump a fait état de frappes américaines contre "28 navires poseurs de mines" iraniens.
Un responsable iranien a aussi assuré que "des pays" avaient demandé à emprunter ce détroit et que l'Iran a "coopéré avec eux". L'armée américaine affirme avoir frappé environ 6.000 cibles depuis le début de la guerre contre l'Iran. Parmi elles se trouvent plus de 90 navires iraniens.
Le président américain a affirmé qu'il est "beaucoup plus important" à ses yeux d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire que de se soucier des prix du pétrole, qui flambent avec la guerre au Moyen-Orient.
Avec AFP et Franceinfo
Les Gardiens de la révolution ont alors promis de garder le détroit d'Ormuz fermé. L'Iran affirme ne pas miner le détroit, alors que Donald Trump a fait état de frappes américaines contre "28 navires poseurs de mines" iraniens.
Un responsable iranien a aussi assuré que "des pays" avaient demandé à emprunter ce détroit et que l'Iran a "coopéré avec eux". L'armée américaine affirme avoir frappé environ 6.000 cibles depuis le début de la guerre contre l'Iran. Parmi elles se trouvent plus de 90 navires iraniens.
Le président américain a affirmé qu'il est "beaucoup plus important" à ses yeux d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire que de se soucier des prix du pétrole, qui flambent avec la guerre au Moyen-Orient.
Avec AFP et Franceinfo












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