Le verdict est tombé, tel un coup de théâtre :
Ce dénouement, s’il laisse un goût amer, replace notre pays sur le toit de l’Afrique.
Le football, que le Royaume a érigé en fer de lance de son soft power et de son rayonnement continental, lui offre une victoire en demi-teinte, acquise dans l’antichambre de la justice sportive plutôt que sur le pré.
Car au-delà du simple résultat, c’est une triste métamorphose que nous venons de vivre.
Aujourd’hui, la décision de la CAF est rendue. La justice, dans sa forme procédurale, a parlé et a donné raison au Maroc. Mais au-delà du gain sur tapis vert, se profile une question d’élégance et de grandeur d’âme.
Dans ce monde qui ne tourne pas rond, où le sport peine parfois à rester une simple parenthèse enchantée, une proposition audacieuse mérite d’être soufflée :
Et s’il offrait ce trophée controversé en signe d’une fraternité supérieure, permettant au Sénégal de garder la coupe et de savourer une victoire sportive pleine et entière, tandis que le Maroc, par ce geste, gagnerait bien plus qu’un match : il remporterait la coupe du monde de l’élégance morale ?
En fin de compte, et c’est là l’essentiel, ce n’est que du football. Un football qui, parfois, nous rappelle que la véritable victoire ne se trouve pas toujours dans le palmarès, mais dans la manière dont on choisit de transcender les décisions pour préserver l’essentiel : le respect et l’amour du jeu.
Par Ali Serghouchni.












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Rejouer la finale Maroc–Sénégal ? Et si l’Afrique choisissait la sagesse plutôt que la cicatrice










