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Le jusqu’au-boutisme comme trait d’époque




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Kiev ne veut pas entendre parler de paix avec Moscou tant que les troupes russes n’auront pas quitté l’ensemble des territoires qu’elles occupent dans l’Est de l’Ukraine.

Le Général Mark Milley, chef d’état-major de l’armée des États-Unis, sait pertinemment que l’Ukraine est, militairement, trop mal en point, après 9 mois de guerre, pour dicter ses conditions. D’où ses appels à Kiev de se lancer, sans tarder, dans des négociations avec Moscou.

Le réseau électrique ukrainien est sur le point de s’effondrer, conséquence de la nuée de missiles russes qui s’abattent sur l’infrastructure énergétique ukrainienne.

Et quand l’artillerie ukrainienne tire 6.000 à 7.000 obus par jour, l’industrie de l’armement des États-Unis ne peut en produire que 15.000 par mois.

L’armée russe tire, à titre de comparaison, quelques 40.000 à 50.000 obus par jour et ses stocks de munitions ont le tort de ne pas se vider comme ne cessent de l’annoncer les médias occidentaux.

La question est de savoir si le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, peut se permettre de prendre une telle décision sans se faire aussitôt éliminer par les nationalistes intégraux disciples de Dmitro Dontsov et Stepan Bandéra.

Le président russe, Vladimir Poutine, ne peut, non plus, mettre fin à la guerre avant de s’assurer que l’Ukraine soit « démilitarisée », « dénazifiée » et ne puisse jamais devenir membre de l’Otan.

Le peuple russe, choqué par la vague de russophobie qui balaye les sociétés occidentales, n’en exige pas moins.

Les dirigeants des pays de l’Ue, dindons de la farce, peinent également à avouer à leurs peuples qu’ils avaient mal évalué l’impact des sanctions prises contre la Russie sur leurs propres économies.

Faute de pouvoir faire encore appel à la planche à billet (l’assouplissement quantitatif en termes savants), les ravages l’inflation étant déjà assez terribles au sein des pays de l’Ue, la poursuite de la guerre en Ukraine permet au moins à Bruxelles de noyer les responsabilités.

Ce contexte est favorable au président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui veut venger l’attentat commis le 13 novembre à Istanbul en portant des coups sévères aux combattants séparatistes kurdes positionnés aux frontières de la Turquie avec l’Irak et la Syrie.

Les élections présidentielles en Turquie sont prévues pour le 18 juin 2023. Le président Erdogan a grandement besoin d’un succès militaire pour redresser son image auprès des électeurs turcs, dégoûtés par son piètre bilan économique.

Les États-Unis, seuls bénéficiaires de la guerre en Ukraine jusqu’à présent, n’ont nulle intention, non plus, d’accepter la fin de leur hégémonie planétaire.

Le jusqu’au-boutisme semble être la seule option qui dicte l’air du temps.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Mardi 6 Décembre 2022

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