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Le plaidoyer de la dynamique associative qui accompagne la CSW65


Dans le cadre de la 65e session de la commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW 65), deux rapports sont présentés par le Maroc, l’un du gouvernement et un autre, parallèle, de la société civile. Le premier est d’ailleurs contesté pour plusieurs raisons, faisant l’objet de remarques pertinentes de la part des ONGs.



Ce grand événement constitue une étape d’évaluation des politiques publiques de chaque pays, de stratégies relatives à la promotion de la condition des femmes et de l’état d’avancement et de mise en œuvre des engagements internationaux ratifiés par le Maroc.

Dans ce cadre, la dynamique associative marocaine qui accompagne les travaux de la CSW65 ayant pour thème : « Participation égalitaire des femmes à la prise de décision, élimination de la violence et réalisation de l’égalité basée sur le genre social » constitue une sorte de sentinelle par rapport aux réalisations des politiques publiques concernant les femmes, au niveau national.

Ce collectif est constituée d’associations marocaines de droits et de développement, qui œuvrent pour les droits humains des femmes et leur promotion. A travers ce rapport, elles attirent l’attention des décideurs, de l’opinion publique mais aussi de la commission de la condition de la femme sur les insuffisances et entraves. C’est une sorte de plaidoyer, qu’elles mènent auprès de la 65e session, de veille, de suivi et de préparation des défis, en perspective de la 66e session.

La déclaration de la dynamique associative a soulevé plusieurs points, concernant le rapport du gouvernement.


Observations de la société civile sur le rapport national marocain soumis au CSW65

Tout d’abord, la dynamique associative a montré que les associations de femmes n'ont pas été impliquées dans le processus d'élaboration du rapport national préparé par le Ministère de la solidarité, du développement social, de l'égalité et de la famille. Elles n’y ont été conviées qu’au cours de la présentation des grandes lignes.

D’après la Déclaration des ONGs, le rapport gouvernemental est rédigé dans le cadre général, sans aucune objectivité, relative aux réalisations, omettant parfois de mentionner les lacunes et les insuffisances. Les solutions données pour de grandes problématiques, tels que le mariage des enfants, la violence  à l’égard des femmes, la féminisation de la pauvreté ou le recul de la participation économique des femmes sont en deçà des espérances.

Aussi, certaines phrases utilisées, pour ce qui est du Code de la famille, posent problème d’amalgame (de sens), au niveau des articles 25 et 49.

Les militantes associatives dénoncent l’approche de charité plutôt que celle de Droits, surtout quand il s’agit d’autonomisation économique des femmes.

Le rôle joué par la société civile n’est considéré dans le rapport gouvernemental qu’exécutif alors qu’elle est  partenaire principal dans la mise en œuvre des programmes, au niveau territorial.

Enfin, l’approche genre est quasi-absente dans certains plans d’actions ministériels.

Propositions de la société civile

La dynamique associative estime que la protection des femmes contre la violence et la discrimination est une nécessité absolue, qui s’est imposée surtout en période de crise sanitaire. A cet égard, il est impératif de réviser complètement l’arsenal juridique, pour que la prise en charge du phénomène soit effective et pérenne, aussi bien dans l’espace public que privé.

Pénaliser les auteurs de violence psychologique et domestique, stopper les copies d’exigences spéciales de renonciation en marge de la dépénalisation, renforcer les procédures de protection et de prévention, la réparation ainsi que l’hébergement des victimes de violence sont autant de solutions à mettre en œuvre.

Par Bouteina BENNANI



Bouteina BENNANI


Rédigé par Bouteina BENNANI le Samedi 3 Avril 2021

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