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Le président chinois Xi Jinping promet une « réunification » pacifique avec Taïwan




Réunification ou annexion !? 

Le 10 octobre dernier , des deux côtés du Détroit de Taiwan on célébrait les 110 ans de la révolution qui, le 10 octobre 1911, mit fin à un empire multi-millénaire et déboucha sur l’instauration de la République.


Pourtant ,la Chine et Taïwan, sont  plus éloignés que jamais

Xi Jinping multiplie les références à la réunification, et s’il assure qu’elle sera pacifique, les incursions de l’aviation chinoise sont de plus en plus nombreuses. Face à Pékin, la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, se pose en défenseuse de la démocratie. 


Rarement les héritiers de Sun Yat-sen, président de la première République de Chine, n' auront paru autant divisés .

La Chine s’oppose « fermement » à l’invitation de Taïwan au sommet de la démocratie de Joe Biden

Le président des Etats-Unis avait envoyé un message clair en conviant l’île autonome, que Pékin considère comme l’une de ses provinces appelée à revenir dans son giron. 



Dans la liste publiée par le département d’Etat, le choix des absents fait autant parler que celui des présents. Les Etats-Unis ne reconnaissent pas l’île autonome de Taïwan comme pays indépendant, mais l’érigent volontiers en modèle démocratique face à la Chine, qui, elle, considère l’île comme une de ses provinces appelée à revenir dans son giron. Sa présence au sommet virtuel devrait donc entretenir les tensions, qui se sont accentuées ces dernières semaines autour du sort de Taipei.

Le président des Etats-Unis ne l’a pas caché depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier : le combat entre les démocraties et les « autocraties », incarnées à ses yeux par la Chine et la Russie, est au cœur de sa politique étrangère

Une promesse de campagne

Sans surprise, les principaux rivaux de Washington, Pékin et Moscou en tête, ne figurent donc pas dans la liste des invités de ce « sommet pour la démocratie », une promesse de campagne dont la première version a eu lieu en ligne les 9 et 10 décembre, avant une rencontre en personne un an plus tard. La Turquie, alliée de Washington au sein de l’OTAN, mais dont le président, Recep Tayyip Erdogan, a par le passé été qualifié d’« autocrate » par Joe Biden, ne figure pas non plus au nombre des pays participants.

« Les Etats-Unis préfèrent créer de nouvelles lignes de division, diviser les pays entre les bons selon eux, et les mauvais selon eux », a déploré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un point de presse téléphonique.

présidence.La liste des invités ne fait pas consensus. La Chine  faisait part, mercredi 24 novembre, de sa « ferme opposition » à l’invitation de Taïwan au sommet virtuel pour la démocratie du président américain, Joe Biden, qui réunissait quelque 110 pays en décembre. « Taïwan n’a pas d’autre statut en droit international que celui de partie intégrante de la Chine », a déclaré devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.
 

Les Etats-Unis face au dilemme de la défense de Taïwan

La rivalité avec Pékin pousse Washington à accentuer son soutien à Taipei, semblant légèrement sortir de sa politique d’« ambiguïté stratégique ».


La politique traditionnelle des Etats-Unis vis-à-vis de Taïwan se résume ainsi : « ambiguïté stratégique ». Pas de reconnaissance formelle de l’île, dont la Chine veut prendre le contrôle dans le cadre de sa politique dite de « réunification ». En revanche, un soutien constant à l’appareil militaire, pour accroître ses capacités de réponse à toute agression. Mais voilà qu’au détour d’une réunion publique, le 21 octobre dernier, le président Joe Biden a semblé sortir du périmètre de cette ambiguïté. « Nous avons un engagement en ce sens », a-t-il répondu, lorsqu’on lui a demandé si les Etats-Unis seraient prêts à défendre l’île en cas d’attaque de Pékin. Aucun traité ne les y oblige pourtant.

Joe Biden était concentré ce soir-là sur ses réformes intérieures. Mais il ne pouvait ignorer la sensibilité du sujet. Dans l’heure qui suivit, la Maison Blanche faisait savoir qu’il n’y avait « pas de changement » de ligne. En août, Joe Biden avait déjà mentionné Taïwan, parlant de « l’engagement sacré » de son pays à défendre ses alliés. L’émotion que suscite chaque petite encoche, même surinterprétée, au concept d’« ambiguïté stratégique » pose, parmi les experts, la question de sa pertinence. Puisque la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine s’aiguise et se déploie sur tous les plans, serait-il temps pour Washington d’assumer plus formellement son soutien à Taïwan ? D’autant que le retrait chaotique d’Afghanistan a semé le trouble chez les alliés, sur la solidité des engagements américains.

« L’ambiguïté stratégique reste très importante pour dissuader la Chine, mais aussi pour permettre aux Etats-Unis de conserver de la flexibilité, explique Bonny Lin, directrice du programme Chine au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS). La clarification ne nous donnerait pas beaucoup de bénéfices. Dans sa planification, la Chine prend déjà en compte la possibilité d’une intervention militaire américaine. Et ils se sentiraient obligés de répondre encore plus fortement à notre nouvelle position. »

Le Taiwan Relations Act, loi votée par le Congrès en 1979 en réponse au rapprochement entre l’administration Carter et la République populaire de Chine, a posé les bases d’une relation non officielle nourrie entre l’Amérique et l’île. Et de plus en plus assumée.

Mardi 26 octobre, le secrétaire d’Etat, Antony Blinken, a appelé les membres des Nations unies à « soutenir la participation robuste et significative de Taïwan » dans les institutions et agences relevant de l’ONU. Il estime qu’il ne s’agit pas d’« un problème politique, mais pragmatique ».

Alors que l'on  célébrait des deux côtés du détroit de Taïwan les 110 ans de la révolution qui, le 10 octobre 1911, mit fin à un empire multimillénaire et déboucha sur l’instauration de la république. A Taïwan, la République de Chine (nom officiel de Taïwan) a même fait de ce jour sa fête nationale. 

A Pékin, la fête nationale est célébrée le 1er octobre, jour de l’arrivée des communistes au pouvoir en 1949, mais les dirigeants de la République populaire de Chine commémorent cette précédente révolution dès le 9 octobre, histoire de montrer leur préséance sur les autorités de l’île, dont ils ne reconnaissent pas la souveraineté.

Le président chinois, Xi Jinping, dans le Palais de l’Assemblée du peuple, a soufflé le chaud et le froid. D’un côté, il a rappelé que la « réunification » de la Chine et de Taïwan « devra être réalisée et le sera » et que les « sécessionnistes sont le principal obstacle à la réunification avec la mère patrie, et un risque sérieux pour le renouveau national ». 

Pour lui, Taïwan, en tant qu’entité politique, a été « le résultat de la faiblesse et du chaos de la nation chinoise et sera, à coup sûr, résolu lorsque le renouveau national deviendra une réalité ». « Ceux qui oublient leurs ancêtres, trahissent la patrie ou  qui divisent le pays sont condamnés. Ils seront définitivement rejetés par le peuple et jugés par l’histoire », a conclu M. Xi. C’est surtout cette partie du discours qui a été reprise par les médias.

Pourtant, auparavant, le numéro un chinois avait pris soin d’ajouter que la réunification « par des moyens pacifiques » sera « dans l’intérêt de la nation chinoise dans son ensemble, y compris dans l’intérêt de nos compatriotes de Taïwan ». 

Il a même employé le terme « pacifique » à trois reprises, ce qui, après les 200 et quelques incursions de l’armée chinoises dans la zone d’identification de défense aérienne de Taiwan depuis le 1er octobre, peut apparaître comme une volonté de faire baisser la tension.



Le lendemain, la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, lui a répondu sans la moindre ambiguïté : « Taïwan doit résister à l’annexion ou à l’empiétement de sa souveraineté. »

 « L’avenir de la République de Chine (Taïwan) doit être décidé en accord avec la volonté du peuple de Taïwan », a-t-elle précisé.

Réaffirmant sa volonté de maintenir le statu quo – ni la présidente ni aucun de ses prédécesseurs n’a jamais proclamé l’indépendance formelle de l’île –, Tsai Ing-wen estime que « face à l’expansion de l’autoritarisme » Taïwan est « en première ligne » pour « défendre la démocratie ». Et elle s’est félicitée de l’importance prise par son pays sur la scène internationale :

 « A Washington, Tokyo, Canberra et Bruxelles, Taïwan n’est plus [un sujet] marginal », s’est-elle réjouie, avant de constater que « plus nous obtenons de résultats, plus la pression de la Chine est grande »..


Hafid Fassi Fihri avec Le Monde 
 





Hafid Fassi fihri
Hafid Fassi Fihri est un journaliste atypique , un personnage hors-normes . Ce qu'il affectionne,... En savoir plus sur cet auteur
Samedi 11 Décembre 2021

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