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Les leviers de l’Istiqlal pour un Maroc plus prospère


13 est le nombre d’objectifs que le parti de l’Istiqlal propose aux électeurs de réaliser une fois qu’ils l’auront porté à la tête de l’exécutif. Un programme à forte connotation sociale, pour contrebalancer la décennie gâchée par l’ultralibéralisme du gouvernement sortant.



Nizar Baraka, secrétaire général du parti de l'Istiqlal : "des promesses réalisables pour redonner confiance aux Marocains"
Nizar Baraka, secrétaire général du parti de l'Istiqlal : "des promesses réalisables pour redonner confiance aux Marocains"
les_leviers_de_l_istiqlal_pour1630938072.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (1.31 Mo)

C’est partant du constat des dégâts sociaux qu’a engendré la politique antipopulaire du gouvernement en partance que le parti de l’Istiqlal a tracé son programme électoral, mettant un accent particulier sur les secteurs sociaux ravagés.

Mais comme toute dépense nécessite des recettes, l’Istiqlal estime réalisable un taux de croissance de 4% du Pib, en moyenne annuelle au cours des cinq prochaines années.

L’élargissement de l’assiette fiscale et la suppression des avantages indus sont également programmés.

Stimuler la demande

Pour redonner confiance aux Marocains, stimuler leur esprit d’initiative et leur productivité, l’Istiqlal considère comme nécessaire une amélioration du pouvoir d’achat des ménages, qu’il ambitionne chiffrer à 20%.

Un cinquième de pouvoir d’achat en plus ne manquerait pas de se répercuter sur les activités commerciales et de production, à condition de veiller à ce que les accords de libre-échange conclus par le Maroc ne se transforment pas en un trou noir absorbant la hausse de la consommation des ménages.

La relance par la demande ne saurait réussir si le déficit de la balance commercial devait s’aggraver.

Commencer par la périphérie

Aussi, c’est en cherchant des niches de croissance jusqu’ici peu ou pas exploitée que l’Istiqlal escompte renforcer une relance des activités productives qui entrainerait une amélioration du bien être des populations.

Celles des zones rurales frontalières, laissées pour compte au cours de la dernière décennie, en ont encore plus besoin que toutes autres.

L’Istiqlal veut faire de la dynamisation des activités productives dans ces dites zones rurales frontalières un véritable levier de progrès socioéconomique.


Entrer dans l’ère numérique

Le Maroc a besoin d’instruments adéquats pour mener à bien son processus de développement, et en cette nouvelle ère de 4ème révolution industrielle, la numérisation des services publics est une nécessité.

L’objectif du parti de l’Istiqlal est de porter la numérisation des services publics à hauteur de 90%, sachant que la facilitation des procédures administratives est de nature à libérer les énergies et promouvoir les activités créatrices d’emploi.

Créer des emplois pour les jeunes

La lutte contre le chômage est l’autre grand défi que l’Istiqlal s’engage à relever, avec pour ambition affichée de faire baisser le taux de chômage à 9%, contre 12 actuellement, et celui des jeunes à 20%.

L’Istiqlal estime, en effet, que l’intégration des jeunes dans le marché du travail ne répond pas seulement à un souci social, mais également économique.

Il est inconcevable que le Maroc ne profite pas de la transition démographique en cours.

Education et formation

Sauf que cette opportunité démographique exige une formation de qualité des ressources humaines, ce à quoi s’est engagé le parti de l’Istiqlal.

Le Maroc figure actuellement au 74ème rang du classement Pisa de l’OCDE, et ce sur 79 pays. Le but des Istiqlaliens est de relever cette position au 60ème rang.

Il est question, également, de généraliser l’instruction préscolaire, pour rehausser le niveau des élèves, ainsi que de promouvoir la langue amazigh, afin de préserver la culture ancestrale et consacrer la diversité.

Maîtriser le coût de l’énergie

Des mesures concrètes doivent être prise, dans le but de renforcer le pouvoir d’achat des citoyens, parmi lesquelles le plafonnement des prix des hydrocarbures. La libéralisation du secteur des hydrocarbures a été mal conçue et encore plus mal appliquée.

Le coût de l’énergie est un facteur primordial dans toutes les activités humaines, des prix maîtrisés du carburant permettront, en effet, de mieux stimuler la croissance nécessaire au financement du nouveau modèle de développement.

La référence 'égalitarisme'

Les défis sociaux à relever sont énormes, parmi lesquels celui de la généralisation de la protection sociale à tous les citoyens marocains, un chantier qui tient à cœur de SM le Roi.

Le parti de l’Istiqlal, dont l’égalitarisme est l’une des valeurs fondamentales, s’est promis de réduire l’indice Gini des inégalités de 46,4% actuellement à 39%.

Les Istiqlaliens sont convaincus que le creusement des inégalités au Maroc, phénomène qui s’est amplifié au cours de la dernière décennie, est une menace à la démocratie.

Historiquement, aucun système politique ne peut s’accommoder à des inégalités trop criardes, que les populations ne peuvent plus supporter. C’est une réalité psychosociologique que la classe politique ne peut se permettre d’ignorer.

Sortir un million de Marocains de la pauvreté est, pour les Istiqlaliens, un objectif primordial à atteindre, et ce mettant en œuvre le nouveau modèle de développement, qui place le bien être des populations au centre de ses préoccupations.

Rompre avec la mauvaise gouvernance

En droite ligne des six ruptures théorisées par ses économistes, l’Istiqlal promeut un mode de gouvernance qui privilégie la planification stratégique sur l’approche réactive actuelle, le ciblage dans l’allocation des ressources, au lieu de l’éparpillement actuel des efforts et une approche intégrée à la place de la démarche sectorielle en silos.

Réorienter les efforts de l’édification des infrastructures à la valorisation du capital humain et des potentialités des entreprises ne saurait se faire sans faire passer les compétences avant le favoritisme et les privilèges indus.

L’avenir de la nation ne saurait, par ailleurs, être bâti dans la dilapidation des ressources, qu’elles soient naturelles ou financières.

Il faut rompre avec le gâchis actuel afin de mieux utiliser l’existant afin de promouvoir un développement durable.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 3 Septembre 2021

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