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Les vaccins à ARN de Pfizer/BioNtech analysés


Des maux qui peuvent paraitre anodins

Alors qu’il y a toute une polémique autour des vaccins mis sur le marché mondial, entre protagonistes et antagonistes sur leur efficacité. Et ce, compte tenu du fait que les scientifiques n’ont pas eu assez de temps pour les évaluer au moyen et long terme, voilà qu’une étude vient d’estimer les effets secondaires des vaccins à ARN de Pfizer/BioNtech.



La plupart des médecins, scientifiques, internautes ou des gens qui lisent et réfléchissent beaucoup sur la question, contestent le fait que les essais cliniques ne sont pas très  concluants. Et qu’un vaccin devrait être testé au moins pendant une période de 5 ans avant que ses bienfaits ou effets indésirables  ne soient vraiment convaincants.

Sciences et Avenir a analysé les données de sécurité concernant les effets secondaires des vaccins à ARN rendues publiques par l'Agence américaine du médicament (FDA).

Ces mêmes vaccins à ARN de Pfizer/BioNtech qui ont été autorisés par l'Agence européenne de la santé, le 21 décembre 2020,  et que compte administrer la France à sa population, le 27 décembre. En tout cas ce qui est prévu, jusqu’à preuve du contraire, sachant que la mutation de la souche du Covid 19 trouvée un peu partout, aux Pays bas, dans les pays scandinaves, en Italie... déroute et chamboule toutes les prévisions.

Les essais cliniques ont été quelque peu concluants, cependant la stratégie  vaccinale à ARN est, en elle-même, une première au niveau mondiale qui déroute les citoyens. Même les scientifiques hésitent, ne connaissant pas ses effets au long terme.

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a rendu publics les résultats de cette étude qui permet, comme ils disent, de se faire une première idée rassurante sur les effets secondaires de ces vaccins.

L’étude proprement dite a évalué la réactogénicité du vaccin

Les vaccins à ARN de Pfizer/BioNtech analysés
Les essais cliniques ont testé un échantillon de 43.448 participants vaccinés par Pfizer/BioNtech. Le groupe témoin de 8.200 personnes se devait de renseigner, quotidiennement et pendant sept jours, les effets ressentis après chacune des deux injections du vaccin.

« Il s’agissait d’évaluer la réactogénicité du vaccin (terme qui fait référence à la propriété d'un vaccin d'être capable de produire des réactions indésirables), sa capacité à induire des réactions indésirables attendues : douleur, rougeur et gonflement au site d’injection, fièvre, fatigue, maux de têtes et courbatures ».

Les effets secondaires

Plusieurs indicateurs d’effets secondaires, pour ce qui est du premier vaccin, du deuxième vaccin, du groupe placébo ont été sous l’angle de vision des experts scientifiques. 

Les symptômes décelés et recelés : fatigue, maux de tête, frissonnements, vomissements, diarrhée, courbatures, douleurs articulaires et utilisation d’un antipyrétique, ont été « jaugés » auprès des adultes de 18 à 55 ans. Ils ont été détaillés en fonction de leur sévérité (total, léger, modéré, sévère) pour chaque groupe, vacciné ou placebo et première ou deuxième injection.

La collecte des données a mis en exergue divers informations et taux

« Les taux de fatigue (47,4%) et de maux de tête (41,9%), enregistrés après la première dose dans le groupe vacciné, semblent élevés, ils sont à mettre en regard des taux eux aussi importants dans le groupe placebo (respectivement 33,4% et 33,7%) ». Ces données sont recueillies après la première dose.

Après la deuxième dose du vaccin, les réactions sont de plus en plus sévères.  Pour 284 vaccinés de 18 à 55 ans, les  réactions sont tellement sévères qu’elles sont qualifiées d’"empêchant l’activité quotidienne".

Pour les plus 55ans, 98 réactions sévères ont été observées, qualifiées de lot relativement minime et plus toléré pour cette catégorie. 50,5% ont ressenti de la fatigue (contre 59,4% chez les moins de 55 ans), 39% des maux de tête (contre 51,7%), 28,7% des courbatures (contre 37,3%).
 
Il est à noter que ces réactions, en général, peuvent paraitre ordinaires et anodines, mais l’étude ne montre pas s’il y a d’autres incidences telles que des paralysies faciales ou autres, ou si ces maux plutôt ordinaires, qui  peuvent arriver même à des bébés vaccinés pour la rougeole, la méningite ou autres, est pour quelques jours (1 ou 2 jours pour les bébés) ou persistent.

Ce genre d’études laisse le commun des mortels sur sa faim, ne sachant vers quel saint se vouer.

Si la première lecture est tranquillisante, au fur et à mesure qu’on s’approfondie dans l’analyse, l’étude parait titubante et incertaine.

Dans l’attente d’au moins une étude de ce genre sur le vaccin Sinopharm !





Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur
Mardi 22 Décembre 2020

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