Une décision technique aux implications bien réelles
Le Conseil de gouvernement examine des projets de décrets. Pourtant, le fond mérite attention. Neuf textes ont été approuvés, tous liés au renouvellement de licences accordées à des entreprises opérant dans les communications par satellite. Des autorisations qui permettent, concrètement, d’assurer la connectivité là où les réseaux terrestres montrent leurs limites : zones éloignées, sites industriels, plateformes logistiques, activités maritimes.
Présentés par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, ces projets ont été détaillés par le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, à l’issue de la réunion hebdomadaire. Le message est clair : continuité du service, sécurité juridique et respect du cadre réglementaire.
VSAT : continuité pour les acteurs établis
Parmi les décrets validés figurent ceux renouvelant les licences VSAT (Very Small Aperture Terminal). Le projet de décret n° 2.25.902 reconduit l’autorisation de Maroc Telecom, tandis que le décret n° 2.25.903 concerne Wana Corporate. Deux acteurs connus du paysage télécoms national, dont les infrastructures satellitaires jouent un rôle discret mais essentiel pour les entreprises et certaines administrations.
À leurs côtés, Green Development and Planning Company voit sa licence VSAT renouvelée par le décret n° 2.25.904. La même société est également concernée par un second texte, le décret n° 2.25.906, relatif à l’établissement et à l’exploitation d’un réseau de radiocommunication utilisant la technologie de partage de fréquences 3RP. Une double présence qui illustre la diversification des usages satellitaires au Maroc.
GMPCS et 3RP : des réseaux spécialisés, mais stratégiques
Le Conseil a également approuvé le décret n° 2.25.905 en faveur de Cires Telecom SA, pour un réseau de radiocommunication basé sur la technologie 3RP. S’y ajoutent plusieurs renouvellements de licences GMPCS (Global Mobile Personal Communications by Satellite), destinées aux communications mobiles par satellite.
Orbcomm Maghreb (décret n° 2.25.907), Thuraya Maghreb SA (décret n° 2.25.908) et AL Hourria Telecom (décret n° 2.25.1106) voient ainsi leurs autorisations reconduites. Enfin, Gulfsat Maghreb bénéficie, via le décret n° 2.25.1107, du renouvellement de sa licence pour l’exploitation d’un réseau public VSAT.
Le rôle central de l’ANRT et la logique de régulation
Selon Mustapha Baitas, ces renouvellements font suite à l’avis favorable de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). L’institution a validé les demandes pour une période supplémentaire, en stricte conformité avec la réglementation en vigueur. Rien d’automatique, donc, mais un processus encadré, fondé sur l’évaluation des dossiers et le respect des obligations.
Cette rigueur réglementaire envoie un signal rassurant au marché. Elle confirme que la transition numérique marocaine avance par étapes solides, sans rupture inutile, tout en garantissant l’accès aux services dans une logique d’équité territoriale et de durabilité.
Derrière la technicité des décrets, c’est une vision qui se dessine : celle d’un Maroc connecté, pragmatique, où le satellite complète intelligemment les réseaux terrestres. Une continuité discrète, certes, mais indispensable pour soutenir l’économie réelle et les ambitions numériques du Royaume.












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