Ce qui devait être une vitrine du sport marocain s’est transformé en événement fortement critiqué, en raison de plusieurs problèmes d’organisation signalés tout au long de la course. Des coureurs évoquent notamment un départ confus, un manque de clarté dans les consignes et une logistique globale insuffisante pour un marathon d’envergure internationale.
La polémique a pris une ampleur particulière après la diffusion d’images montrant des oranges avariées distribuées aux participants dans le cadre du ravitaillement. Cette scène, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité une vague d’indignation, certains dénonçant une situation inacceptable pour des athlètes ayant fourni un effort intense sur des distances allant de 10 à 42 kilomètres.
Au-delà de cet incident, plusieurs coureurs ont également critiqué une organisation désordonnée, estimant que ces dysfonctionnements ont perturbé leur concentration et leurs performances, ternissant ainsi l’image de la compétition.
Cette édition du Marathon de Rabat relance plus largement les interrogations sur la gestion de l’athlétisme national et sur la capacité de la fédération à organiser des événements répondant aux standards internationaux. Certains observateurs y voient un décalage persistant entre les ambitions affichées du sport marocain et la réalité sur le terrain.
La responsabilité de l’organisation, et notamment de la Fédération royale marocaine d’athlétisme, est désormais pointée du doigt, dans un contexte où les attentes en matière de rigueur et de professionnalisme sont particulièrement élevées.
Au-delà du débat sportif, cette affaire soulève aussi une question d’image pour le Maroc, alors que le pays cherche à renforcer son positionnement dans l’accueil de grands événements internationaux.












L'accueil















