Les courges, elles, restent stables à 2,50–7,00 DH/kg, sans surprise. En revanche, les carottes progressent légèrement sur leur plancher : 3,00 DH/kg contre 2,00 DH/kg auparavant, avec un plafond inchangé à 4,00 DH/kg. Ce petit glissement peut sembler anodin, mais il dit quelque chose : sur les produits du quotidien, le “minimum” remonte plus facilement qu’il ne redescend.
Même logique du côté des oignons frais, dont le plafond grimpe à 5,00 DH/kg contre 4,50 DH/kg. À l’inverse, la pomme de terre corrige légèrement sur son plafond, à 3,50 DH/kg contre 3,80 DH/kg la semaine dernière. Un signal plutôt positif, même si la baisse reste modeste.
Pour le reste, la stabilité domine : le chou-fleur se maintient à 1,00–2,00 DH/kg, le chou blanc à 1,30–2,30 DH/kg. Même tendance pour les courgettes (4,00–9,00 DH/kg) et les aubergines (2,50–4,50 DH/kg). Le concombre, lui, corrige légèrement sur son plafond à 5,00 DH/kg, contre 5,50 DH/kg auparavant.
Du côté des fruits, l’ensemble reste globalement stable, ce qui est plutôt rare pour être souligné. L’avocat conserve sa fourchette élevée, à 15,00–23,00 DH/kg. Les bananes importées restent à 10,00–14,00 DH/kg, les bananes locales à 6,00–9,00 DH/kg. Les pommes locales se maintiennent à 7,00–13,00 DH/kg, tandis que les pommes importées restent à 12,00–23,00 DH/kg.
Les oranges reculent légèrement sur leur plafond, à 4,50 DH/kg contre 4,80 DH/kg. La clémentine demeure stable à 1,80–4,80 DH/kg, tout comme les fraises à 9,00–15,00 DH/kg. Seule vraie hausse notable : le kaki local, qui progresse sur ses deux seuils, à 10,00–18,00 DH/kg, contre 9,00–17,00 DH/kg la semaine précédente.
Mais c’est sur la viande rouge que le bulletin devient franchement plus sensible. La viande bovine voit son plancher monter à 72,00 DH/kg, contre 71,00 DH/kg la semaine dernière, avec un plafond stable à 95,00 DH/kg. La viande ovine suit la même trajectoire, mais de façon plus marquée : son plancher passe à 105,00 DH/kg, contre 100,00 DH/kg, tandis que le plafond reste fixé à 115,00 DH/kg.
Ce mouvement n’est pas neutre. Dans un pays où la viande reste un symbole de “repas complet”, cette hausse pèse directement sur les arbitrages des familles, surtout quand elle s’ajoute aux autres dépenses incompressibles. Et même si certains prix agricoles semblent respirer, l’impression dominante, elle, ne change pas : l’alimentation continue de grignoter le budget.
À Casablanca, le marché de gros donne une indication précieuse, presque brutale, de ce qui se joue sur le terrain : une stabilité fragile sur les fruits et légumes, et une tension persistante sur la viande rouge. Pour beaucoup de ménages marocains, ce n’est plus seulement une question de prix… c’est une question de choix.












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