Des conditions d’observation jugées insuffisantes
Les analyses astronomiques montrent que plusieurs paramètres nécessaires à l’observation du croissant lunaire ne seraient pas réunis ce soir-là. Parmi ces critères figurent notamment la distance angulaire entre la Lune et le Soleil, appelée élongation, la hauteur de la Lune au-dessus de l’horizon au moment du coucher du Soleil et la durée pendant laquelle elle reste visible après ce coucher.
Dans le cas du 19 mars, ces indicateurs resteraient en dessous des seuils généralement requis pour permettre une observation fiable à l’œil nu. La distance angulaire entre la Lune et le Soleil devrait atteindre environ 9 degrés, alors que les critères habituellement utilisés par les observateurs exigent souvent une séparation d’au moins 12 degrés pour espérer apercevoir le croissant.
Un croissant lunaire difficile à observer
D’autres éléments confirment cette faible probabilité d’observation. La durée de présence de la Lune dans le ciel après le coucher du Soleil serait d’environ 42 minutes, alors que les observations réussies nécessitent généralement au moins 48 minutes.
L’âge du croissant lunaire serait également relativement faible. Au moment du coucher du Soleil à Dakhla, il atteindrait environ 17 heures et 50 minutes, une durée souvent jugée insuffisante pour permettre une observation visuelle dans de bonnes conditions. Dans ce scénario, le mois de Ramadan serait donc complété à 30 jours, ce qui placerait la célébration de l’Aïd Al-Fitr au samedi 21 mars.
Une confirmation officielle attendue
Malgré ces indications scientifiques, la date de l’Aïd reste officiellement déterminée par l’observation visuelle du croissant lunaire. Au Maroc, les autorités religieuses continuent de s’appuyer sur cette tradition pour annoncer le début des mois lunaires. Les calculs astronomiques permettent surtout d’anticiper les conditions d’observation, mais la décision finale repose toujours sur la confirmation officielle du croissant.












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