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Montée significative du coût du risque de crédit


Lors de sa douzième réunion du 29 décembre, le CCSRS (Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques) a procédé à l’analysé de la cartographie des risques systémiques pesant sur le système financier national, dans le contexte de la crise sanitaire. Détails



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Hausse des créances en souffrance
Hausse des créances en souffrance
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De cette analyse, opérée dans la conjoncture actuelle encore entourée de fortes incertitudes sur l’évolution de la pandémie de la Covid-19, le CCSRS relève un certain nombre d’indicateurs.

La dette du Trésor à 76 % du PIB

D’abord le fait qu’au niveau international, la reprise observée au troisième trimestre 2020 aurait ralenti au quatrième trimestre suite à la recrudescence des infections et, à moyen terme, demeure tributaire de la disponibilité à grande échelle des vaccins contre la Covid-19. 
Ensuite, le fait que d’une part, et sous l’effet conjugué de la pandémie et des conditions climatiques défavorables, l’économie devrait se contracter en 2020 de 6,6 %.Ensuite, le fait que d’une part, et sous l’effet conjugué de la pandémie et des conditions climatiques défavorables, l’économie devrait se contracter en 2020 de 6,6 %. Et ce, au moment où, au titre de la même année, le déficit budgétaire se creuserait à 7,7 % du PIB et la dette du Trésor augmenterait à 76 % du PIB, et à 77,5 % en 2021 et 79,3 % en 2022. 

Aggravation des créances en souffrance

Coté crédit bancaire, ce comité constate une progression de 4,3 % au terme de l’année 2020, à la faveur principalement des mesures d’appui de politiques budgétaire et monétaire. Le même rythme serait maintenu en 2021 et 2022 avec une évolution de 4,3 % et 4,5 % respectivement. Quoiqu’à fin octobre, le taux de créances en souffrance s’est aggravé à 10,8 % pour les entreprises non-financières et à 9,2 % pour les ménages contre respectivement 10,1 % et 8 % à fin 2019.
Quoiqu’à fin juin, le secteur bancaire a accusé une baisse de 47 % de son résultat net, sous l’effet principalement de la montée significative du coût du risque de crédit et de la contribution au fonds Covid-19. 
Toujours est-il qu’en dépit d’une hausse attendue du risque de crédit, « l’étude d’impact et l’exercice du macro-stress-test conduits au 4e trimestre 2020 continuent de faire ressortir à cette date la résilience des banques face au choc induit par la crise sanitaire », précise le CCSRS.

Net recul du résultat net des assurances

Pour ce qui est des assurances, le CCSRS relève que le secteur continue, dans l’ensemble, de faire preuve de solidité et de croissance aussi bien en vie qu’en non-vie. Quoique le résultat net des sociétés d’assurance ait enregistré à fin juin 2020 une baisse de 25,2 %, impacté essentiellement par la contre-performance des activités financières durant le premier semestre.  
Noureddine BATIJE









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