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Moody’s s’explique sur le maintien de la notation Ba1 Negative pour le Maroc


Suite à sa dernière évaluation, l’Agence de notation Moody’s a maintenu, le 6 avril dernier, la notation Ba1 Negative pour le Maroc.



A lire ou à écouter en podcast :

moody_s_s_explique_sur_le_maintien_de_la_notation_ba1_negative_pour_le_maroc.mp3 Moody’s s’explique sur le maintien de la notation Ba1 Negative pour le Maroc.mp3  (2.34 Mo)

Dressant un aperçu et traitant des perspectives, Moody’s soutient que le profil de crédit du Maroc reflète les défis croissants de crédit posés par les niveaux d'endettement qui sont supérieurs à la médiane des souverains notés Ba1, l’exposition aux passifs éventuels, des niveaux de richesse relativement faibles et des perspectives de croissance modérées après la pandémie compte tenu de l'exposition concentrée du pays aux secteurs et partenaires commerciaux durement touchés.

Parallèlement, Moody’s fournit d’autres arguments et affirme s’attendre « à ce que l'assainissement budgétaire et la croissance économique stabilisent la dette publique en dessous de 80 % du PIB (70 % en termes généraux des administrations publiques) au cours des trois prochaines années, au-dessus du Ba1 médian. Il existe un risque élevé que les engagements envers les entreprises publiques, représentant plus de 15 % du PIB, se concrétisent ».

Les préalables à une réévaluation

court terme et compte tenu du caractère négatif des perspectives, Moody’s estime peu probable une revalorisation de la note du Maroc et lie tout changement de perspective de négatif à stable à de nouvelles mesures politiques ou actions supplémentaires qui garantiraient la stabilisation du ratio de la dette publique et de la maîtrise de celle des entreprises publiques. Et précise aussi que la poursuite de la mise en œuvre des réformes de l'environnement des affaires qui améliorent les perspectives de croissance non-agricole de l’économie seraient également favorables à une révision de la notation du Maroc.


Les risques d’une dégradation

A l’opposé, toute détérioration budgétaire continue au-delà des niveaux actuels, ou poursuite de la hausse du ratio dette publique / PIB ou matérialisation d’importants engagements envers les entreprises publiques ou le secteur bancaire, conduiraient à une dégradation de la notation. Idem pour toute détérioration imprévue et soutenue des comptes extérieurs, estime la dite agence qui, globalement, indexe sa notation souveraine sur l’évaluation de quatre principaux critères à savoir : La force économique, les institutions et la gouvernance, la solidité budgétaire et la vulnérabilité aux éventuels risques.

Noureddine BATIJE





Rédigé par le Jeudi 15 Avril 2021

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