Motsepe et Lekjaa présents lors du quatrième sacre marocain
Il arrive qu’un scénario médiatique rencontre un obstacle particulièrement désagréable : les personnes concernées se présentent au rendez-vous.
Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football, et Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, ont assisté à la finale disputée à Rabat le mercredi 21 octobre. Le Maroc y a battu l’Angola 5-2, remportant son quatrième titre continental consécutif.
La rencontre était bien celle de l’édition 2026 : la CAF avait annoncé cette affiche pour le 21 octobre, en rappelant qu’elle reproduisait la finale de 2024. Une précision utile pour éviter qu’une photographie ancienne ou qu’un précédent résultat ne viennent brouiller le récit.
Pour qui aurait annoncé catégoriquement l’absence du patron de la CAF, la difficulté est donc assez simple : expliquer sa présence. Le commentaire peut multiplier les détours ; une prévision démentie appelle d’abord une correction. Le futsal possède déjà ses règles. Inutile d’en inventer une nouvelle selon laquelle un dirigeant serait absent même lorsqu’il assiste au match.
Une présence officielle contredit une absence annoncée, sans révéler les conversations privées
Gardons toutefois la tête froide, même lorsque la tentation de chambrer est forte. Assister à la même finale ne constitue pas un certificat d’amitié éternelle. Deux responsables peuvent travailler ensemble, partager une tribune et conserver des divergences.
En revanche, affirmer qu’un désaccord existe exige des éléments. Prédire qu’il entraînera un boycott réclame davantage encore. On ne transforme pas une interprétation en renseignement simplement en lui donnant un titre assuré.
C’est là que certains commentaires sportifs perdent le ballon : un silence devient une brouille, un déplacement supposément annulé devient une sanction, puis l’ensemble prend les allures d’une crise institutionnelle. Le lecteur reçoit le dernier épisode d’un feuilleton dont personne ne lui a montré les premières preuves.
Le Maroc peut être critiqué. Fouzi Lekjaa également. Les décisions de la CAF doivent pouvoir être examinées et contestées. Mais une critique gagne à s’appuyer sur des documents, des décisions ou des déclarations attribuées. Imaginer les états d’âme des dirigeants offre davantage de liberté au chroniqueur ; beaucoup moins de garanties au lecteur.
Aux confrères algériens qui auraient effectivement vendu une absence démentie par les faits, le message tient donc en quelques mots : encore raté, chers voisins du commentaire ! La prochaine fois, vérifier le déplacement avant de raconter la rupture pourrait éviter quelques acrobaties après le coup de sifflet.
Et si l’erreur est établie, un rectificatif fera parfaitement l’affaire. Au football comme dans la presse, reconnaître une sortie manquée reste préférable à soutenir que le ballon n’est jamais entré.
Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football, et Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, ont assisté à la finale disputée à Rabat le mercredi 21 octobre. Le Maroc y a battu l’Angola 5-2, remportant son quatrième titre continental consécutif.
La rencontre était bien celle de l’édition 2026 : la CAF avait annoncé cette affiche pour le 21 octobre, en rappelant qu’elle reproduisait la finale de 2024. Une précision utile pour éviter qu’une photographie ancienne ou qu’un précédent résultat ne viennent brouiller le récit.
Pour qui aurait annoncé catégoriquement l’absence du patron de la CAF, la difficulté est donc assez simple : expliquer sa présence. Le commentaire peut multiplier les détours ; une prévision démentie appelle d’abord une correction. Le futsal possède déjà ses règles. Inutile d’en inventer une nouvelle selon laquelle un dirigeant serait absent même lorsqu’il assiste au match.
Une présence officielle contredit une absence annoncée, sans révéler les conversations privées
Gardons toutefois la tête froide, même lorsque la tentation de chambrer est forte. Assister à la même finale ne constitue pas un certificat d’amitié éternelle. Deux responsables peuvent travailler ensemble, partager une tribune et conserver des divergences.
En revanche, affirmer qu’un désaccord existe exige des éléments. Prédire qu’il entraînera un boycott réclame davantage encore. On ne transforme pas une interprétation en renseignement simplement en lui donnant un titre assuré.
C’est là que certains commentaires sportifs perdent le ballon : un silence devient une brouille, un déplacement supposément annulé devient une sanction, puis l’ensemble prend les allures d’une crise institutionnelle. Le lecteur reçoit le dernier épisode d’un feuilleton dont personne ne lui a montré les premières preuves.
Le Maroc peut être critiqué. Fouzi Lekjaa également. Les décisions de la CAF doivent pouvoir être examinées et contestées. Mais une critique gagne à s’appuyer sur des documents, des décisions ou des déclarations attribuées. Imaginer les états d’âme des dirigeants offre davantage de liberté au chroniqueur ; beaucoup moins de garanties au lecteur.
Aux confrères algériens qui auraient effectivement vendu une absence démentie par les faits, le message tient donc en quelques mots : encore raté, chers voisins du commentaire ! La prochaine fois, vérifier le déplacement avant de raconter la rupture pourrait éviter quelques acrobaties après le coup de sifflet.
Et si l’erreur est établie, un rectificatif fera parfaitement l’affaire. Au football comme dans la presse, reconnaître une sortie manquée reste préférable à soutenir que le ballon n’est jamais entré.












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