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Multiparité : pour qui ?


Depuis quelques temps la plateforme américaine netflix a commencé à produire des biopics qui vue d’un autre angle, envoi un certain message de l’élite américaine au monde. Comme à Disney ou Hollywood, au-delà du divertissement, il y’a une certaine réalité ou encore une vision de l’Amérique qu’on peut retrouver avec un œil attentif dans ces outils qui porte la diplomatie culturelle des Usa.



A lire ou à écouter en podcast :


Par Ismael Sy journaliste, critique

Ismael Sy journaliste, critique
Ismael Sy journaliste, critique
Le biopic sur le professeur Einstein, revenant sur sa grande découverte du XXe siècle en occurrence sa théorie de la relativité générale est très révélatrice. Ce biopic bien qu’instructif, rappel le célèbre livre du sociologue Marx weber qui traduit, la relation complexe qui a existé à cette période de l’histoire du monde entre la savant et le politique.

Livre d’ailleurs qui est revenu sur le colloque des intellectuels d’Europe pour repenser la relation entre la science et le politique. Dans ce 20e siècle tourmenté, la théorie de la relativité générale aussi innocente qu’elle parait , a en croire les long travaux du professeur qui ne cache pas d’ailleurs les motifs originels qui ont porté cette découverte notamment le désir de compréhension de notre monde, ses lois et sa structure complexe et insaisissable…a été le gon qui a sonné l’ère de la force atomique. Redéfinissant au passage le paysage mondial.

Lui qui était un militant acharné du pacifisme ainsi que de la force organisée dans une certaine mesure s’est vue embarqué dans une course vers une tout autre force : celle de la manipulation des petits corps  et dans l’objectif de produire des quantités  énormes d’énergie pouvant se rapproché  de  la chaleur de la surface du soleil.
 
Impuissant, bien que considéré comme la figure du 20e siècle, le professeur Einstein a terminé sa vie sur l’appel récurrent au développement morale gage de l’équilibre du monde.
 
Aujourd’hui le choc des forces prend de plus en plus d’ampleur. Sous plusieurs formes, et divers régions ou espaces, la confrontation est enclenchée. Et la nature, la spécifié de ce phénomène géopolitique dépend d’où on construit l’analyse.
 
Si nous déclenchons l’analyse depuis le continent, dans cette grille on se rend compte que depuis presque une décennie, le continent est le terrain de bataille de divers courant idéologiques.

Mais deux grandes forces attirent l’attention : ceux qui ont construit l’ordre mondiale après 14-47 et de l’autre côté ceux qui perdu la guerre froide de 89 et une partie de certains acteurs de la conférence de Bandung de 1955.
 
Dans certains pays d’Afrique le mot multipolaire est repris en cœur. En tant qu’observateur, et après tout en tant qu’africain, continent d’où nous parlons, on est en droit de se demander : multipolarité pour qui ? 
 
Sans tomber dans l’analyse adominem, ou encore éviter de passer pour ceux qui veulent rencherire dans la critique sensationnelle, on peut serieusement à la lumière de l’objectivité posé dans le champ du débat ou de la réflexion, des interrogations légitimes. Qu’est ce que l’Afrique gagne dans la multipolarité ? Le monde post 20e sicèle  n’a tojours pas été multipolaire ?  Pourquoi le développement en Afrique est une mission impossible ? Est-ce vraiment de la faute de l’occident ?
 
Autant de question dont les réponses peuvent aider à comprendre ce qui ce joue en Afrique et ce dont il est réellement question.
 
Aujourd’hui on a des tribuns développant des concepts pompeux, mélangeant panafricanisme et euracisme, appellant même à une tout autre religion : « kemitisme »…tout ça étant bien beau mais à l’heure où nous parlons dans certaine région tout est à faire. On se plaint de la braderie de notre pétrole ou encore de notre uranium…

Jusqu’à aujourd’ui on ne dispose d’aucune compétence réelle capable de réaliser ces opérations complexe. Dans l’industrie pareil. Dans les universités, les diplômées en lettre sont légion à l’heure où la science et la technologie prennent de plus en plus de place dans la gouvernance mondiale. On va nous dire que c’est à la faute à Paris si on arrive pas à faire ces pas élémentaire en terme de gouvernance.
 
Des pays comme le Maroc, l’Afrique du Sud, le Rwanda…ne sont pas sur Mars. Ils sont inscrit dans le champ des possibles. Quand on voit ces modèles on peut cerner sans ambiguïté les carences de nos pays.
 
Le verbe facile…

Depuis les indépendances l’Afrique subsaharienne  s’est démarquée avec de grandes figures qui ont le plus brillé par leur maitrise du français que par leur carrure d’homme de vision. A les  écouté on peut tout suite tombé dans le piège idéaliste leur donnant les attributs de visionnaire mais le temps a toujours eu raison de ces discours et de ces mots creux. L’Afrique contemporaine malheureusement est toujours coincé dans le passé des gros discours.

Sur youtube, Tik Tok, facebook, les tribuns des solutions miracles africaines sont légions. Course au vue, reconversion d’ancien journaliste à youtubeur, cyber activiste…la liste est longue !

Chacun d’eux se voit en un nouveau Sankara ou Nkrumah ou encore Lumumba. Rappelons que ces leaders au-delà de leur actions en politique étaient très connu sur le terrain des déclarations forte et sensationnelle. L’on se rappelle ici du discours très osé du captaine Thomas Sankara à la tribune de l’ONU ou encore de celui de Lumumba devant le Roi de la Belgique.  

Ces  nouveaux Sankara n’ont rien changé, fidèle aux méthodes d’hier : parlé, parlé et encore parlé.

C’est bien de parler. De vouloir créer une conscience de classe qu’on peut instrumentaliser au passage. Mais c’est encore mieux de commencer à agir et à briser le continuum des constats évidents.

La Chine n’a pas construit sa puissance avec les grands discours. Cela est le fruit d’une appréciation rigoureuse de ses carences et un travail acharné (codes morales), smart, magnanime dans la construction de la nouvelle Chine. Le développement en plus d’être morale, doit embrasser le terrain de la science avec une approche rigoureuse.



Jeudi 29 Février 2024


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