Les avancées présentées traduisent une accélération tangible.
Dans le même esprit, quatre petits barrages sont programmés dans le cadre du plan 2022-2027, tandis que les lacs collinaires de Smara renforcent la recharge locale des ressources. Mais c’est surtout la diversification des sources qui marque un tournant.
La station de dessalement de Dakhla entrera en service cette année, complétant celle d’Amgriou déjà opérationnelle.
À cela s’ajoutent 25 forages exploratoires produisant près de 272 litres par seconde, une réponse concrète aux tensions sur l’eau potable.
L’État poursuit également des projets structurants :
Le programme de réutilisation des eaux usées traitées à Laâyoune et Dakhla pour l’irrigation des espaces verts illustre un changement de paradigme : préserver les ressources conventionnelles en privilégiant l’économie circulaire de l’eau.
Face aux risques climatiques extrêmes, l’Agence prépare un atlas des zones inondables et un plan de gestion de la pénurie en période de sécheresse — des outils de planification devenus indispensables dans un contexte de variabilité hydrologique accrue.
Sur le plan institutionnel, l’obtention de la certification ISO 9001:2015 délivrée par Bureau Veritas confirme une montée en gamme de la gouvernance hydrique, alignée sur la loi 36-15 relative à l’eau et adaptée aux spécificités sahariennes.
Au-delà des infrastructures, ce chantier hydrique révèle un enjeu stratégique majeur : faire de l’eau un levier de stabilité territoriale, de développement économique et de résilience climatique.
Dans les provinces du Sud, la sécurité hydrique devient ainsi un pilier de souveraineté nationale, conformément à la vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
L’équation est claire : anticiper la rareté, diversifier les ressources et moderniser la gouvernance. Dans un Maroc confronté à un stress hydrique structurel, ce qui se construit aujourd’hui dans le bassin de Sakia El Hamra et Oued Eddahab pourrait bien préfigurer le modèle hydrique de demain.
Par Said Temsamani.












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