Un compte à rebours diplomatique enclenché
Dans une déclaration ferme, le chef de l’exécutif américain a averti que, faute d’accord dans ce délai, « de mauvaises choses » pourraient arriver à l’Iran, laissant planer la menace d’une escalade majeure. Donald Trump a expliqué se donner une fenêtre très courte pour trancher sur la faisabilité d’un compromis. « Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours », a-t-il affirmé, soulignant la difficulté persistante à parvenir à un accord avec Téhéran. Selon lui, seule une entente jugée crédible et substantielle peut éviter une détérioration rapide de la situation.
Cette prise de position intervient alors que les États-Unis et l’Iran ont repris le dialogue début février, une première depuis la guerre de douze jours de juin 2025. Deux sessions de pourparlers ont déjà eu lieu, sans avancée décisive, dans un climat marqué par des échanges de menaces et une forte tension régionale.
Pression militaire accrue dans le Golfe
Parallèlement aux discussions diplomatiques, Washington a renforcé de manière visible son dispositif militaire. Deux porte-avions américains ont été déployés dans le Golfe, tandis que des dizaines de milliers de soldats sont stationnés dans des bases de la région. Les États-Unis poursuivent également l’acheminement de chasseurs furtifs F-35 et F-22, ainsi que d’avions de commandement, des moyens essentiels pour coordonner d’éventuelles opérations aériennes de grande ampleur.
Mercredi déjà, l’administration américaine avait averti l’Iran qu’il serait « bien avisé » de conclure un accord. La Maison Blanche a rappelé qu’aux yeux de Washington, plusieurs arguments militent en faveur d’une option militaire si la voie diplomatique échoue.
Un désaccord de fond sur le contenu de l’accord
Au cœur du différend, le programme nucléaire iranien reste la pierre d’achoppement. Téhéran affirme ne pas chercher à se doter de l’arme atomique et souhaite limiter les discussions à ce seul dossier, tout en exigeant la levée des sanctions qui pèsent lourdement sur son économie.
Les États-Unis, de leur côté, conditionnent tout accord à un cadre plus large. Washington exige que le texte inclue également le programme de missiles balistiques iranien et le soutien de Téhéran à des groupes armés dans la région, une ligne rouge pour les autorités iraniennes.
Les dix prochains jours s’annoncent décisifs. L’évolution des négociations, la réaction officielle de Téhéran et les mouvements militaires américains dans le Golfe pourraient rapidement faire basculer le dossier iranien vers une nouvelle phase, diplomatique ou plus coercitive.












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