Selon les informations publiées ces derniers jours, Orange Money Maroc a terminé l’exercice 2025 avec une perte nette d’environ 12 millions de dirhams, contre un déficit déjà significatif l’année précédente. Cette dégradation intervient alors même que le groupe Orange, lui, affiche globalement des résultats solides, et que la zone Afrique et Moyen-Orient reste l’un de ses moteurs de croissance. Le paradoxe n’est qu’apparent : une maison mère peut aller bien pendant qu’une activité locale en phase de construction continue de brûler du cash. C’est même souvent le prix de l’expansion.
Au Maroc, le mobile money avance dans un environnement plus compliqué qu’on ne le dit parfois. Le marché est prometteur, oui, mais il reste fragmenté, concurrentiel, encore très dépendant des habitudes du cash et de la confiance des usagers. Ouvrir des comptes ne suffit pas. Il faut créer des réflexes d’usage, développer les paiements, les transferts, les réseaux marchands, convaincre les petits commerçants, rassurer les clients, absorber les coûts réglementaires et marketing. C’est long. Et ce n’est pas parce qu’un secteur est “l’avenir” qu’il devient rentable rapidement.
Le cas d’Orange Money Maroc dit quelque chose de plus large sur la transition numérique marocaine. On parle souvent d’inclusion financière comme d’une évidence positive. Elle l’est. Mais son modèle économique reste délicat. Entre les ambitions publiques de digitalisation, l’offensive des fintechs, les positions des banques, les services des opérateurs télécoms et les réflexes encore puissants du liquide, personne n’a encore totalement verrouillé la partie. Le marché se construit sous nos yeux, avec ses promesses et ses factures.
La vraie question n’est donc pas seulement : pourquoi Orange Money perd-il encore de l’argent ? Elle est plus dérangeante : combien de temps les acteurs pourront-ils financer la conquête avant d’exiger des retours plus visibles ? Car à force d’annoncer la révolution des paiements, il faudra bien un jour montrer autre chose que des volumes, des perspectives et des pertes “temporaires”. Au Maroc comme ailleurs, le digital ne dispense jamais de la vieille discipline du compte d’exploitation.
Au Maroc, le mobile money avance dans un environnement plus compliqué qu’on ne le dit parfois. Le marché est prometteur, oui, mais il reste fragmenté, concurrentiel, encore très dépendant des habitudes du cash et de la confiance des usagers. Ouvrir des comptes ne suffit pas. Il faut créer des réflexes d’usage, développer les paiements, les transferts, les réseaux marchands, convaincre les petits commerçants, rassurer les clients, absorber les coûts réglementaires et marketing. C’est long. Et ce n’est pas parce qu’un secteur est “l’avenir” qu’il devient rentable rapidement.
Le cas d’Orange Money Maroc dit quelque chose de plus large sur la transition numérique marocaine. On parle souvent d’inclusion financière comme d’une évidence positive. Elle l’est. Mais son modèle économique reste délicat. Entre les ambitions publiques de digitalisation, l’offensive des fintechs, les positions des banques, les services des opérateurs télécoms et les réflexes encore puissants du liquide, personne n’a encore totalement verrouillé la partie. Le marché se construit sous nos yeux, avec ses promesses et ses factures.
La vraie question n’est donc pas seulement : pourquoi Orange Money perd-il encore de l’argent ? Elle est plus dérangeante : combien de temps les acteurs pourront-ils financer la conquête avant d’exiger des retours plus visibles ? Car à force d’annoncer la révolution des paiements, il faudra bien un jour montrer autre chose que des volumes, des perspectives et des pertes “temporaires”. Au Maroc comme ailleurs, le digital ne dispense jamais de la vieille discipline du compte d’exploitation.












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