Une blessure survenue à l’entraînement
L’annonce est tombée en conférence de presse, juste après la victoire du Maroc face à la Tanzanie (1-0). Le ton de Walid Regragui était grave. Azzeddine Ounahi s’est blessé samedi lors de la séance d’entraînement, à un moment où le staff pensait pourtant avoir stabilisé l’effectif.
« Il souffre d’une déchirure au mollet. Il ne pourra pas jouer lors de cette CAN », a expliqué le sélectionneur, confirmant une indisponibilité estimée entre cinq et six semaines. Autrement dit, fin de tournoi assurée pour l’un des hommes clés du milieu marocain. Sur le terrain, l’absence d’Ounahi s’est déjà fait sentir face à la Tanzanie. Moins de fluidité dans les transitions, moins de projection vers l’avant. Malgré la victoire, le groupe a dû s’arracher, dans un match tendu, presque joué “à l’économie”.
Un leader technique perdu en plein tournoi
Walid Regragui ne l’a pas caché : le Maroc perd bien plus qu’un simple titulaire. « Nous avons perdu notre leader technique », a-t-il reconnu, rappelant que la blessure n’est pas totalement nouvelle. Ounahi traînait déjà une fragilité depuis son passage à Girona, et cette rechute est venue briser les espoirs d’un retour en pleine forme durant la CAN.
Dans le vestiaire, le coup est dur. Ounahi, c’est le joueur qui donne le tempo, qui casse les lignes balle au pied, qui apporte cette touche de créativité au cœur du jeu. Un profil rare, difficile à remplacer à ce niveau de compétition. Regragui a confié que l’équipe avait puisé une motivation supplémentaire dans cette absence. « Il fallait se qualifier pour lui », a-t-il lancé, laissant entendre que le groupe a resserré les rangs autour de cette épreuve.
Quels ajustements pour la suite ?
Cette blessure oblige désormais le staff marocain à repenser l’équilibre du milieu de terrain. Plusieurs options sont sur la table. Regragui pourrait miser sur un profil plus travailleur pour sécuriser l’entrejeu, ou tenter un choix plus audacieux en injectant de la jeunesse et du volume de jeu.
La profondeur de banc existe, mais le timing est cruel. En phase finale de CAN, chaque automatisme compte. Chaque détail pèse. Perdre un cadre à ce moment-là complique forcément la suite, surtout face à des adversaires de plus en plus coriaces. Dans les tribunes et sur les réseaux sociaux, les messages de soutien à Ounahi se multiplient. Beaucoup saluent son état d’esprit et espèrent le revoir rapidement en sélection, une fois la compétition terminée.
La CAN 2025 continue, mais sans Azzeddine Ounahi, l’un de ses visages les plus attendus côté marocain. Les Lions de l’Atlas restent ambitieux, solides, portés par leur public. Mais cette blessure rappelle une vérité cruelle du football : en tournoi, tout peut basculer en un instant. Reste à voir comment Walid Regragui saura adapter son équipe pour transformer ce coup dur en nouvelle source de motivation collective.












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