Menu
lodj lodj
lodj
Twitter
YouTube
Digital TV
LinkedIn
Facebook
search





PLF 2022 : Griefs et propositions d’ajustements de l’Alliance des Economistes Istiqlaliens


L’Alliance des Economistes Istiqlaliens (AEI) se penche sur le Projet de Loi des Finances 2022, livre sa propre lecture et propose un certain nombre d’ajustements à même d’enclencher, conformément aux Hautes Orientations Royales, la mise en œuvre effective, dès 2022, de la feuille de route du Nouveau Modèle de Développement.
A cet effet, tout en se félicitant de la grande portée sociale du PLF en question, l’AEI préconise plus de volontarisme en termes de croissance hors agriculture, de soutien aux secteurs en difficulté, de promotion de l’investissement, de régionalisation avancée et d’appui au pouvoir d’achat de la classe moyenne.



Ce que propose l’AEI

plf_2022_griefs_et_propositions_d_ajustements.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (4.62 Mo)

Et c’est d’ailleurs, dans ce cadre que ce think tank istiqlalien propose au Gouvernement de retenir un certain nombre d’actions.
 
L’essentiel de ces actions consiste à :
 
Adopter les mesures d’appui aux secteurs fortement touchés par la crise COVID 19, notamment le tourisme, les activités culturelles et artisanales, l’habitat et certains secteurs exportateurs. Dans ce sens, l’AEI, recommande vivement l’organisation du salon Made in Morocco dès 2022 ;
 
Prendre les dispositions permettant aux sociétés de financement, notamment par leasing, de proroger de 24 mois les délais retenus avant de procéder à la saisie des biens financés. Appliquée au cas par cas, particulièrement aux entreprises impactées par la crise, notamment dans le tourisme, le transport des voyageurs et du bâtiment, en attendant la reprise tant attendue ;
 
Accélérer la sortie de la charte de l’investissement ; diversifier les outils et renforcer les moyens de promotion de l’offre Maroc auprès des investisseurs, nationaux et internationaux ;
 
Assurer la réalisation, dans les délais, de la stratégie nationale de renforcement des ressources en eau potable et d’irrigation dans ses différentes composantes ;
 
• Actionner le contrat programme de l’agro-alimentaire et le plan logistique ;
 
Opérationnaliser plus rapidement la régionalisation avancée, notamment en termes de déconcentration et d’allègement des procédures, permettant ainsi aux conseils régionaux de déployer leurs plans de développement dans les délais ;
 
Inciter les Régions à créer des Fonds d’investissement régionaux comme outil d’encouragement des investissements directement productifs et créateurs d’emplois dans leurs territoires, à travers des partenariats public-privé :
 
Veiller à la réalisation effective des investissements publics, prévus dans le cadre du PLF 2022, notamment ceux qui ont un impact immédiat et direct sur la relance de la croissance économique et la création d’emplois ;
 
• Introduire et adopter les amendements permettant de protéger davantage le pouvoir d’achat des citoyens, notamment ceux de la classe moyenne, et la compétitivité des entreprises, contre les augmentations de prix que subit notre pays.

Ce que reproche l’AEI au PLF 2022

Bien que l’AEI mette l’accent sur le fait que le PLF 2022 ait misé sur la fin de l’austérité moyennant une enveloppe de 245 Milliards de dirhams dédiée à l’investissement public, le démarrage du déploiement effectif de la protection sociale généralisée, la volonté d’accélérer la transition énergétique en introduisant le principe de « pollueur payeur », parallèlement à la création d’un département dédié à la transition énergétique au sein du gouvernement , la priorité donnée à l’emploi, notamment celui des jeunes avec le lancement du programme Awrach, la relance du programme Intelaka et l’initiative Forsa, tout en poursuivant les stratégies sectorielles génératrices d’emplois , la stabilisation de certains prix de produits subventionnés par l’augmentation des budgets de la compensation, l’introduction du principe de Revenu minimum , devant atteindre 1000 Dirhams sur 3 ans , elle n’a pu s’empêcher de formuler certains griefs.
 
L’essentiel des remarques portent sur le fait que le taux de croissance retenu (3,2 %) est aligné sur ceux des années précédant la crise et n’est annonciateur ni de rupture par rapport au passé ni de signaux suffisamment positifs aux opérateurs économiques. L’AEI estime que l’annonce d’un taux ambitieux de croissance hors agriculture serait plus stimulante pour les opérateurs économiques devant s’inscrire dans une logique collective de relance.
 
L’AEI met aussi l’accent sur l’insuffisance des mesures fiscales et budgétaires au profit des secteurs fortement impactés par la crise actuelle, notamment le tourisme et activités dépendantes, la culture, l’habitat, certaines activités exportatrices, etc. Et estime aussi que la suppression de la progressivité de l’IS est en décalage avec l’esprit de la loi-cadre sur la fiscalité et les orientations du Nouveau Modèle de Développement.






Noureddine Batije
Noureddine BATIJE est un journaliste spécialiste en investigation journalistique et traitement de... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 22 Novembre 2021