Un effort budgétaire pour desserrer l’étau financier
Lors de la séance mensuelle de politique publique, Aziz Akhannouch a indiqué que près de 78 milliards de dirhams ont été mobilisés par l’État afin de soutenir les entreprises en difficulté, en particulier les PME. L’objectif est clair : soulager la trésorerie, préserver l’équilibre financier des structures les plus exposées et limiter les tensions sur les paiements.
Dans les faits, de nombreuses entreprises marocaines continuent d’évoluer avec des marges étroites. Retards de règlement, charges fixes élevées, accès limité au financement : autant de contraintes qui pèsent sur leur capacité à investir et à créer de l’emploi. Le gouvernement mise ainsi sur une action directe pour éviter des ruptures en chaîne au sein du tissu économique.
Fiscalité et délais de paiement : des leviers complémentaires
Le chef du gouvernement a également mis en avant la réforme de l’impôt sur les sociétés, marquée par la réduction et l’unification du taux minimum à 20 % pour les entreprises dont les bénéfices sont inférieurs à 100 millions de dirhams. Une mesure présentée comme favorable aux PME, en améliorant leur visibilité fiscale et leur capacité de projection.
Autre chantier évoqué : la loi encadrant les délais de paiement, accompagnée d’un mécanisme de suivi. Elle vise à renforcer la transparence des relations commerciales et à responsabiliser les grandes entreprises vis-à-vis de leurs fournisseurs, souvent plus vulnérables.
Si ces mesures traduisent une volonté politique affirmée, leur impact réel sera jugé à l’aune du terrain. Pour les PME marocaines, l’enjeu reste concret : transformer ces engagements en amélioration durable de la trésorerie, condition essentielle d’une croissance plus inclusive et créatrice de valeur.












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