L’article publié par L’ODJ le 12 octobre 2026 sur le portrait des 395 députés marocains ouvre une discussion nécessaire.
Selon les données qu’il présente, la Chambre compte 288 hommes et 107 femmes ; 299 élus appartiennent aux catégories de 45 à 55 ans et de plus de 55 ans ; 277 disposent d’un niveau d’enseignement supérieur.
Ces chiffres décrivent une composition. Ils appellent surtout une réflexion sur les conditions d’accès à la représentation et sur les moyens dont disposent les élus pour exercer leurs responsabilités. Leur source initiale, leur date de référence et la législature concernée gagneraient à être explicitement précisées.
Il serait souhaitable de connaître plus précisément le niveau d’éducation des députés, croisé par genre, par tranche d’âge et par circonscription.
Quelle est la répartition des niveaux de formation parmi les femmes et parmi les hommes ?
Comment varie-t-elle entre générations et entre territoires ? Quelles disciplines et quels diplômes recouvre la catégorie « enseignement supérieur » ? Il faut également distinguer un niveau d’études atteint d’un diplôme effectivement obtenu.
La publication de données documentées et comparables permettrait d’examiner les conditions de sélection des candidatures et les différences territoriales.
Elle aiderait à comprendre quels parcours accèdent au Parlement, et lesquels rencontrent davantage d’obstacles.
L’objectif serait d’éclairer le fonctionnement de la représentation, sans réduire la valeur d’un élu à son diplôme.
Ces chiffres décrivent une composition. Ils appellent surtout une réflexion sur les conditions d’accès à la représentation et sur les moyens dont disposent les élus pour exercer leurs responsabilités. Leur source initiale, leur date de référence et la législature concernée gagneraient à être explicitement précisées.
Il serait souhaitable de connaître plus précisément le niveau d’éducation des députés, croisé par genre, par tranche d’âge et par circonscription.
Quelle est la répartition des niveaux de formation parmi les femmes et parmi les hommes ?
Comment varie-t-elle entre générations et entre territoires ? Quelles disciplines et quels diplômes recouvre la catégorie « enseignement supérieur » ? Il faut également distinguer un niveau d’études atteint d’un diplôme effectivement obtenu.
La publication de données documentées et comparables permettrait d’examiner les conditions de sélection des candidatures et les différences territoriales.
Elle aiderait à comprendre quels parcours accèdent au Parlement, et lesquels rencontrent davantage d’obstacles.
L’objectif serait d’éclairer le fonctionnement de la représentation, sans réduire la valeur d’un élu à son diplôme.
L’expérience professionnelle, la connaissance des réalités locales, la capacité d’écoute et l’indépendance de jugement comptent également.
Un parcours universitaire ne suffit pas à garantir la qualité du travail parlementaire. Une connaissance approfondie de l’agriculture, de l’artisanat, des entreprises ou des difficultés sociales constitue aussi une ressource pour élaborer une loi et apprécier ses conséquences.
Cette question rejoint la réflexion que je développe dans mes écrits sur la gouvernance : une transformation doit être appréciée à travers les capacités effectivement constituées et les résultats obtenus.
Dans ma tribune « Maroc Digital 2030 : comment mesurer le changement d’échelle ? », j’ai notamment proposé un suivi public des moyens, des responsables, des échéances et des effets territoriaux des programmes. Cette exigence peut nourrir le contrôle parlementaire des politiques numériques et de l’IA.
Les députés doivent pouvoir interroger les objectifs annoncés, les dépenses engagées, les compétences développées et les dépendances technologiques.
Lorsqu’un système automatisé intervient dans un service public, ils doivent disposer des moyens de comprendre son rôle, d’examiner les responsabilités et de vérifier les possibilités de recours.
Le Parlement gagnerait ainsi à renforcer la formation continue des élus et l’expertise accessible aux commissions.
Dans le prolongement de ma démarche AI LIGHT, le pilotage, la supervision et le contrôle humain doivent trouver une traduction institutionnelle.
Une politique publique mobilisant l’IA engage des choix qui nécessitent une responsabilité clairement attribuée et une évaluation accessible. Le contrôle démocratique doit pouvoir suivre ces choix dans la durée.
Cette question rejoint la réflexion que je développe dans mes écrits sur la gouvernance : une transformation doit être appréciée à travers les capacités effectivement constituées et les résultats obtenus.
Dans ma tribune « Maroc Digital 2030 : comment mesurer le changement d’échelle ? », j’ai notamment proposé un suivi public des moyens, des responsables, des échéances et des effets territoriaux des programmes. Cette exigence peut nourrir le contrôle parlementaire des politiques numériques et de l’IA.
Les députés doivent pouvoir interroger les objectifs annoncés, les dépenses engagées, les compétences développées et les dépendances technologiques.
Lorsqu’un système automatisé intervient dans un service public, ils doivent disposer des moyens de comprendre son rôle, d’examiner les responsabilités et de vérifier les possibilités de recours.
Le Parlement gagnerait ainsi à renforcer la formation continue des élus et l’expertise accessible aux commissions.
Dans le prolongement de ma démarche AI LIGHT, le pilotage, la supervision et le contrôle humain doivent trouver une traduction institutionnelle.
Une politique publique mobilisant l’IA engage des choix qui nécessitent une responsabilité clairement attribuée et une évaluation accessible. Le contrôle démocratique doit pouvoir suivre ces choix dans la durée.
Mais ce portrait parlementaire comporte une autre limite : il ne renseigne pas sur la place des Marocaines et des Marocains établis à l’étranger.
Il ne permet donc pas d’affirmer qu’aucun député ne possède un parcours issu de la diaspora. En revanche, la question d’une représentation spécifique, directement portée par les citoyens vivant à l’étranger, demeure essentielle.
Dans ma tribune consacrée à la diaspora comme « treizième région », j’ai défendu une reconnaissance dépassant les transferts financiers et la mobilisation ponctuelle des compétences.
Cette expression désigne une réalité humaine et stratégique, sans constituer une région administrative officielle. Elle invite à relier les Marocains établis à l’étranger aux territoires du Royaume et à prendre en considération leurs attentes.
J’y ai également souligné l’importance des enfants et petits-enfants, dont le lien avec le Maroc doit être entretenu par des possibilités concrètes de participation.
L’absence d’un dispositif spécifique de représentation parlementaire de ces citoyens est regrettable. Leur contribution au pays doit s’accompagner d’une place dans la discussion et la définition de son avenir.
Avoir vécu à l’étranger et être élu par les citoyens qui y résident correspondent à deux réalités différentes : un parcours personnel ne constitue pas, à lui seul, un mandat de représentation de la diaspora.
Dans « Six millions de Marocains du monde : le vote numérique pour une citoyenneté pleinement exercée », j’ai plaidé pour un exercice direct du vote, soutenu par une solution progressive, souveraine et auditable.
L’enjeu était de réduire les obstacles matériels à la participation et de reconnaître pleinement la citoyenneté des Marocains vivant à l’étranger.
Dans ma tribune consacrée à la diaspora comme « treizième région », j’ai défendu une reconnaissance dépassant les transferts financiers et la mobilisation ponctuelle des compétences.
Cette expression désigne une réalité humaine et stratégique, sans constituer une région administrative officielle. Elle invite à relier les Marocains établis à l’étranger aux territoires du Royaume et à prendre en considération leurs attentes.
J’y ai également souligné l’importance des enfants et petits-enfants, dont le lien avec le Maroc doit être entretenu par des possibilités concrètes de participation.
L’absence d’un dispositif spécifique de représentation parlementaire de ces citoyens est regrettable. Leur contribution au pays doit s’accompagner d’une place dans la discussion et la définition de son avenir.
Avoir vécu à l’étranger et être élu par les citoyens qui y résident correspondent à deux réalités différentes : un parcours personnel ne constitue pas, à lui seul, un mandat de représentation de la diaspora.
Dans « Six millions de Marocains du monde : le vote numérique pour une citoyenneté pleinement exercée », j’ai plaidé pour un exercice direct du vote, soutenu par une solution progressive, souveraine et auditable.
L’enjeu était de réduire les obstacles matériels à la participation et de reconnaître pleinement la citoyenneté des Marocains vivant à l’étranger.
J’espère que les prochaines élections législatives permettront d’avancer vers cette représentation, grâce notamment au vote électronique et à des procédures de présentation et de candidature accessibles depuis l’étranger.
Le dépôt électronique des candidatures étant déjà annoncé dans le dispositif officiel de 2026, il conviendrait d’en apprécier l’accessibilité effective pour ces citoyens et les obstacles qui subsistent.
Le vote électronique devrait être construit avec des garanties vérifiables d’identification, de confidentialité, de sincérité du scrutin et de contrôle indépendant. Sa mise en place doit s’accompagner de règles de représentation et d’une ouverture effective des investitures. Une procédure numérique ne peut produire, à elle seule, cette ouverture politique.
La question se pose également lorsque des ministres sortants issus de la diaspora et membres de partis politiques ne figurent pas parmi les candidats investis. N’ont-ils pas souhaité se présenter ?
N’ont-ils pas sollicité ou obtenu l’investiture ? D’autres raisons ont-elles déterminé leur absence ? Des explications publiques permettraient de comprendre ces situations sans leur attribuer des motifs non établis.
Le portrait du Parlement mérite donc d’être enrichi par une connaissance des parcours, des territoires, des conditions d’accès aux candidatures et du travail accompli.
Il doit aussi permettre de demander comment les élus rendent compte de leur mandat et avec quels moyens ils contrôlent les transformations du pays.
La représentation nationale prend tout son sens lorsqu’elle permet aux Marocaines et aux Marocains, où qu’ils vivent, de participer à un avenir commun et d’en demander compte à celles et ceux qui les représentent.
Le vote électronique devrait être construit avec des garanties vérifiables d’identification, de confidentialité, de sincérité du scrutin et de contrôle indépendant. Sa mise en place doit s’accompagner de règles de représentation et d’une ouverture effective des investitures. Une procédure numérique ne peut produire, à elle seule, cette ouverture politique.
La question se pose également lorsque des ministres sortants issus de la diaspora et membres de partis politiques ne figurent pas parmi les candidats investis. N’ont-ils pas souhaité se présenter ?
N’ont-ils pas sollicité ou obtenu l’investiture ? D’autres raisons ont-elles déterminé leur absence ? Des explications publiques permettraient de comprendre ces situations sans leur attribuer des motifs non établis.
Le portrait du Parlement mérite donc d’être enrichi par une connaissance des parcours, des territoires, des conditions d’accès aux candidatures et du travail accompli.
Il doit aussi permettre de demander comment les élus rendent compte de leur mandat et avec quels moyens ils contrôlent les transformations du pays.
La représentation nationale prend tout son sens lorsqu’elle permet aux Marocaines et aux Marocains, où qu’ils vivent, de participer à un avenir commun et d’en demander compte à celles et ceux qui les représentent.












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Maroc : le pari d’une nouvelle majorité pour accélérer l’ambition nationale









