Dans mon modèle d’entreprise intelligente, une organisation performante ne se limite pas à produire des discours ou des rapports.
Un LLM, grand ou petit, peut assister certaines fonctions, mais il ne peut pas fermer cette boucle, car il n’est ni acteur du terrain ni responsable de l’action.
Le Maroc n’est pas un corpus de textes. C’est un système vivant, structuré par des territoires hétérogènes, une économie largement informelle et relationnelle, une forte oralité, des traditions, des usages et des compromis sociaux implicites.
Un LLM peut parler du Maroc. Il ne peut pas raisonner comme un acteur marocain inséré dans ses contraintes locales.
Un partenariat avec Mistral AI peut être utile, à condition qu’il ne se limite pas à l’adoption d’un modèle linguistique. Un vrai partenariat doit renforcer les capacités locales de décision, permettre un transfert réel de compétences et servir les intérêts du Maroc et de ses citoyens.
Un partenariat stratégique de long terme avec AMI Labs prend tout son sens dans cette perspective.
Ils ouvrent la voie à une IA capable de faire transpirer la culture et les traditions dans les systèmes intelligents, afin d’assurer la pérennisation et la transmission des métiers artisanaux qui caractérisent profondément l’identité marocaine.
Les LLM sont des outils puissants, mais ils restent des machines à langage. La souveraineté numérique du Maroc repose sur la capacité à bâtir une intelligence artificielle ancrée dans le réel, au service du développement, des citoyens et du patrimoine vivant.
Par Dr Az-Eddine Bennani












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