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Le mur qui parle mais la messe est dite
Dans le vacarme permanent de l’actualité contemporaine, où les flux s’entrechoquent, où l’indignation se consomme à la seconde et où les images disparaissent presque aussitôt apparues, notre rapport au réel se fragmente. À force de tout effleurer, de tout parcourir à la surface, le regard s’émousse et finit par ne plus distinguer l’essentiel. C’est précisément contre cette fatigue visuelle et cognitive qu’un choix éditorial s’impose : revenir à l’affiche. Non pas comme décor ou illustration, mais comme image-événement, capable de s’imprimer dans la mémoire, de résister au défilement et de transformer l’information en expérience visuelle.
Chaque semaine, notre portfolio mural rassemble une quinzaine d’affiches, autant de récits condensés, pensés comme des unités de sens autonomes. L’information ne se lit plus seulement : elle s’affiche, elle s’expose, elle se confronte au regard. Cette semaine, ce dispositif se déploie autour d’un ensemble central : les douze priorités des Marocains et Marocaines pour 2026. Il ne s’agit pas d’un sondage au sens juridique ou méthodologique du terme — les enquêtes d’opinion n’ayant pas, à ce stade, de cadre légal formalisé au Maroc — ni d’une prédiction. Il s’agit d’une hypothèse de travail, construite comme une photographie crédible de l’air du temps.
Cette photographie s’appuie sur l’observation patiente de signaux forts et faibles : débats récurrents, préoccupations exprimées, colères diffuses, attentes répétées, relevées au fil des dernières années sur des réseaux sociaux identifiés comme fiables et représentatifs. Pouvoir d’achat, emploi, santé, éducation, logement, sécurité, services publics, corruption, protection sociale, eau, inégalités territoriales, avenir de la jeunesse : ces priorités racontent un pays profondément pragmatique, peu attiré par les grandes déclarations idéologiques, mais extrêmement attentif aux effets concrets des politiques publiques sur la vie quotidienne.
Ici, le lecteur devient visiteur. Chaque affiche concentre, dans un même souffle, contexte, tension et interprétation. Ce format exigeant comporte un risque — celui de la simplification excessive — et c’est précisément là que se joue la responsabilité éditoriale : refuser le slogan creux, privilégier la nuance, viser la justesse. L’affiche n’impose pas une vérité : elle propose une lecture, invite à la discussion, à la contradiction, à la vérification.
Dans une époque saturée d’images mais pauvre en vision, l’affiche hebdomadaire agit comme un frein d’urgence. Elle impose l’arrêt, restaure de la gravité, redonne du temps au regard. Montrer sans racoler, contextualiser sans écraser, assumer l’inconfort : telle est la ligne. Car une démocratie vivante est faite de tensions visibles et de débats assumés. Si une seule affiche parvient à dire ce que mille articles laissent échapper, alors le pari est tenu. Le reste dépend de notre mémoire collective — et de notre courage à regarder en face.
Chaque semaine, notre portfolio mural rassemble une quinzaine d’affiches, autant de récits condensés, pensés comme des unités de sens autonomes. L’information ne se lit plus seulement : elle s’affiche, elle s’expose, elle se confronte au regard. Cette semaine, ce dispositif se déploie autour d’un ensemble central : les douze priorités des Marocains et Marocaines pour 2026. Il ne s’agit pas d’un sondage au sens juridique ou méthodologique du terme — les enquêtes d’opinion n’ayant pas, à ce stade, de cadre légal formalisé au Maroc — ni d’une prédiction. Il s’agit d’une hypothèse de travail, construite comme une photographie crédible de l’air du temps.
Cette photographie s’appuie sur l’observation patiente de signaux forts et faibles : débats récurrents, préoccupations exprimées, colères diffuses, attentes répétées, relevées au fil des dernières années sur des réseaux sociaux identifiés comme fiables et représentatifs. Pouvoir d’achat, emploi, santé, éducation, logement, sécurité, services publics, corruption, protection sociale, eau, inégalités territoriales, avenir de la jeunesse : ces priorités racontent un pays profondément pragmatique, peu attiré par les grandes déclarations idéologiques, mais extrêmement attentif aux effets concrets des politiques publiques sur la vie quotidienne.
Ici, le lecteur devient visiteur. Chaque affiche concentre, dans un même souffle, contexte, tension et interprétation. Ce format exigeant comporte un risque — celui de la simplification excessive — et c’est précisément là que se joue la responsabilité éditoriale : refuser le slogan creux, privilégier la nuance, viser la justesse. L’affiche n’impose pas une vérité : elle propose une lecture, invite à la discussion, à la contradiction, à la vérification.
Dans une époque saturée d’images mais pauvre en vision, l’affiche hebdomadaire agit comme un frein d’urgence. Elle impose l’arrêt, restaure de la gravité, redonne du temps au regard. Montrer sans racoler, contextualiser sans écraser, assumer l’inconfort : telle est la ligne. Car une démocratie vivante est faite de tensions visibles et de débats assumés. Si une seule affiche parvient à dire ce que mille articles laissent échapper, alors le pari est tenu. Le reste dépend de notre mémoire collective — et de notre courage à regarder en face.












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