Projet du Budget 2023 : Les premiers chiffres afférents à la croissance, l'inflation, le déficit et l'endettement


Les premiers chiffres afférents au prochain Budget viennent d'être dévoilés et sont assortis d'un certain nombre d'hypothèses et d'une certaine dose d'incertitude fort dépendante de la situation qui prévaut un peu partout dans le monde et qui, à coup sûr, façonnerait la conjoncture de demain.



Conformément aux dispositions de l'article 47* de la loi organique n° 130.13 de la loi de finances, Mme Nadia Fettah , ministre de l'Économie et des Finances, a présenté le mercredi 27 juillet 2022, devant la commission des Finances et du Développement Économique de la chambre des représentants, un exposé sur " l'exécution du budget 2022 et l'élaboration du Projet de Loi de Finances pour l'année 2023, la programmation budgétaire pour les trois prochaines années (2023-2025) ".

De cet exercice de communication , l'on retiendra que la croissance économique nationale, telle que retenue par Mme Fettah, devrait atteindre 4,5 % en 2023, au lieu de 1,5 % prévu cette année. Avec, toutefois, cette double nuance.

D'abord, la réalisation d'un certain nombre d'hypothèses dont d'une récolte céréalière de 75 millions de quintaux en 2023, d'un repli du prix du gaz butane à 700 dollars/tonne et d'une baisse du cours du pétrole à 93 dollars/baril et par conséquent, le retour du taux d'inflation à 2%. Le tout sur un taux de change dollar/dirham de 9,8 dirhams.

Ensuite, ces prévisions peuvent être révisées à la baisse si les perspectives économiques mondiales continuent de se détériorer en 2023, et les anticipations de croissance, notamment dans l'Union européenne, se dégradent en raison des répercussions du conflit russo‐ukrainien et de son impact sur les prix des matières premières et les chaînes de production et d'approvisionnement mondiales, parallèlement au resserrement des politiques monétaires visant à contrôler les pressions inflationnistes.

Aussi, est-il retenu comme prévisions en 2023, un déficit budgétaire 5,2 % et un endettement du Trésor de 70,8 % du PIB.
Et pour cible, il est visé, au titre du même exercice, l'atténuation du déficit budgétaire à 4,5 % et une dette du Trésor situé en % du PIB à 70,1.
Des objectifs dont l'atteinte, aux yeux de l'argentière du Royaume, passe par une série de réformes et mesures nécessitant la mobilisation de ressources supplémentaires.


 * Au Maroc, la loi organique relative à la loi de finances est le texte déterminant le cadre juridique des lois de finances et en vertu de  son article 47 : "Le ministre chargé des finances expose aux commissions des finances du Parlement, avant le 31 juillet, le cadre général de préparation du projet de loi de finances de l’année suivante. Cet exposé comporte:
(a) l’évolution de l’économie nationale ;
(b) l’état d’avancement de l’exécution de la loi de finances en cours à la date du 30 juin;
(c) les données relatives à la politique économique et financière ;
(d) la programmation budgétaire triennale globale.
Ledit exposé donne lieu à un débat sans vote".



Vendredi 29 Juillet 2022


Noureddine Batije
Noureddine BATIJE est un journaliste spécialiste en investigation journalistique et traitement de... En savoir plus sur cet auteur

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