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Que faire d’un pays voisin défaillant ?


Comment est-ce qu’un pays aussi riche en ressources naturelles que l’Algérie peut-il tourner aussi mal ? Que ce soit au sujet de sa guerre froide contre le Maroc ou les risques d’instabilité qu’il représente, le voisin de l’Est se pose toujours en problème.



La principale caractéristique des dirigeants algériens actuels est leur rejet catégorique de toute responsabilité, à quelque sujet que ce soit. Le Maroc serait, selon ses derniers, coupable de tous les malheurs de l’Algérie.

Incendies de forêts ? « C’est un coup des Marocains », s’écrient en chœur dirigeants et médias aux ordres du pays voisin. Les Kabyles qui en ont marre de se faire maltraiter et insulter par les tenants du pouvoir à Alger et veulent s’en détacher ? C’est, encore une fois, à cause du Maroc. De même que pour les pénuries, la sécheresse, les sauterelles…

Même la disqualification de l’équipe nationale de football d’Algérie de la coupe du monde 2022, qui doit se dérouler au Qatar, serait de la faute des Marocains, plus exactement d’un comédien franco-marocain, Jamal Debbouze.

Ainsi donc, la « puissance régionale » que serait le pays voisin, selon son actuel président, Abdelmadjid Tebboune, se serait fait rouler dans la farine par un simple comédien !

Triste spectacle

Face au spectacle des supporters algériens manifestant, le 4 mai, devant le siège de la FIFA, à Zurich, pour réclamer que le match contre le Cameroun soit rejoué, on ne sait plus s’il faut s’en moquer, ou en contraire s’en inquiéter.

Voir le peuple voisin, mal gouverné et opprimé, se lamenter pour un match de football, alors que les Algériens font la queue juste pour acheter des produits alimentaires de base, comme l’huile ou le lait, démontre à quel point il a été abêti.

Lire sur les réseaux sociaux des questions posées par des Algériens pour savoir si la consommation de la viande d’âne est religieusement licite ou pas met en évidence le profond désarroi dans lequel se trouve le peuple voisin.

Allaités à la haine du Maroc, abreuvés de théories du complot, incapables de faire aboutir le « Hirak » qui avait suscité tant d’espoirs, les Algériens semblent embarqués à bord d’un navire ayant perdu son cap.

Ils n’en continuent pas moins à se faire mener par le bout du nez par leurs dirigeants, même si ces derniers n’ont cessé d’accumuler, lors des dernières années, contre-performances économiques et échecs diplomatiques.

Psychose collective

La fixation que font les Algériens sur le Maroc, tellement jalousé qu’ils n’arrêtent pas de tenter de s’approprier des éléments de son patrimoine culturel, relève d’une psychose collective dont on se demande à quoi pourrait-elle bien mener.

Bien entendu, chaque succès du Maroc, économique ou diplomatique, est ressenti à l’Est de l’Oued Isly comme un véritable camouflet. La reconnaissance par les Etats-Unis de la marocanité du Sahara, le soutien affiché de l’Espagne de la proposition d’autonomie des provinces du Sud du royaume, les médias algériens ont traité ces sujets comme autant de malheurs pour leur pays.

Ces derniers se sont fait, toutefois, moins bruyants concernant le projet du gazoduc Nigéria-Maroc. C’est, pourtant, une bien plus grosse perte pour les Algériens que l’affaire du Sahara.

Alors que le projet d’un gazoduc Nigéria-Algérie, baptisé Transsaharien, qui date du début des années 80, est plus facile techniquement à réaliser que le gazoduc Nigéria-Maroc, puisqu’il ne traverse que trois pays contre onze, et moins couteux, 10 milliards de dollars contre 25 milliards, il n’a jamais avancé d’un pas.

Jeu à somme nulle

Mieux encore, la Russie, allié traditionnel de l’Algérie et son principal fournisseur d’armes, a fait connaître son intérêt à participer au financement du gazoduc Nigéria-Maroc, proposition que Moscou n’a jamais formulé à propos du projet algérien.

De toute évidence, même les pays amis de l’Algérie ne lui font plus confiance. Et alors que le Maroc sait se montrer convaincant auprès de ses partenaires africains et hors-continent en proposant des projets gagnant-gagnant, la conception que se font les dirigeants algériens des relations avec le Maroc est celle d’un jeu à somme nulle. Si le Maroc gagne, c’est que l’Algérie a perdu et inversement.

Pour en avoir pris conscience, nombre de pays évitent de traiter, désormais, avec l’Algérie, qui se façonne un profil d’Etat failli sans même s’en rendre compte.

Le pays voisin devient une « erreur 404 », que le Maroc se doit pourtant de surveiller comme du lait sur le feu.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Dimanche 8 Mai 2022

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