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Que va faire Staffan de Mistura en Afrique du Sud ?

La gaffe diplomatique de Staffan de Mistura


Rédigé par Jamal HAJJAM le Jeudi 8 Février 2024

On a beau retourné la question dans tous les sens, mais on ne parvient pas à trouver un sens à cette visite de très mauvais goût ni à déceler ses soubassements qui n'augurent rien de bon.



Par Jamal HAJJAM

Il est notoire que l'Afrique du Sud conditionne ses rapports avec le Maroc à l’aune d’un triptyque constant, amplement assumé et qui ne passe pas du tout inaperçue : hostilité systématique à l'Etat marocain et à ses intérêts stratégiques, activisme multiforme contre l'intégrité territoriale du Maroc, et soutien aveugle, sans conditions, au Polisario et à son projet séparatiste.

Partant de cette réalité bien établie, confirmée au fil des actes anti-marocains qui ne se comptent plus depuis 2004 précisément, l'Afrique du Sud, allié intéressé et apôtre du régime militaire algérien, cet ennemi juré du Maroc et de ses droits inaliénables sur le territoire du Sahra, ne peut prétendre pouvoir jouer un quelconque rôle dans le règlement de la question du Sahara marocain. En aucun cas. Ça serait comme attribuer au diable des qualités angéliques.

On ne sait pas ce qui a bien pu motiver Staffan de Mistura, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies au Sahara marocain, pour répondre positivement à l'invitation de Pretoria de se rendre en Afrique du Sud afin de "discuter de l'affaire du Sahara". On ne sait pas ce que De Mistura peut trouver d'intéressant et d'utile dans ce tour de passe-passe de l'Afrique du Sud qui cherche manifestement à se confectionner un rôle -de nuisance s'entend- dans un dossier qui ne la concerne ni de près ni de loin et dont elle n’est pas partie prenante.

On a beau retourné la question dans tous les sens, mais on ne parvient pas à trouver un sens à cette visite de très mauvais goût ni à déceler ses soubassements qui n'augurent rien de bon.

Certes l'Afrique du Sud a beau gesticuler, elle ne parviendra à rien et ne pourra nullement changer la donne qui penche de plus en plus vers la consécration d'une autonomie du territoire sous souveraineté marocaine. Elle n’en a ni l’influence ni l’efficacité nécessaires. Et pour cause. Depuis que Pretoria s'est jetée dans les bras du régime inique en place à Alger, en 2004, le nombre de pays africains qui ont retiré leur reconnaissance à la pseudo Rasd est allé en se multipliant, y compris dans le voisinage immédiat de l'Afrique du Sud.

Même chose pour l'ouverture de consulats dans les villes du Sahara marocain. Droit dans ses bottes, le Maroc qui en a vu d’autres, ne permettra d'ailleurs jamais à l’Afrique du Sud, "d’avoir un quelconque rôle dans le dossier du Sahara marocain, Pretoria étant et demeure toxique pour la question du Sahara marocain", dixit Nacer Bourita.

L’Afrique du Sud peut donc multiplier ses magouilles, elle n’influera pas sur le cours de l’Histoire concernant les provinces du Sud du Maroc. C'est plutôt du côté de Staffan de Mistura que ça prête sérieusement à suspicion.

D'autant qu’il a pris cette initiative personnelle sans consulter le Maroc. Acte que le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a tenté de justifier mais s'est mêlé les pinceaux, laissant croire que l’émissaire écoutait toutes les parties voulant apporter une contribution au dossier.

Sauf qu’il y a une constante et une condition sine qua non de l’engagement honnête du Maroc dans le processus onusien et que M. De Mistura n'ignore pas, à savoir qu’il n’y a que 4 parties au conflit (Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario) tel que cela est consigné dans les résolutions du Conseil de Sécurité. Et que les fondamentaux et les contours de son mandat expliquent noir sur blanc dans sa lettre de nomination qu’il devra travailler exclusivement avec ces quatre parties prenantes au processus politique.

Les résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, dont la 2703 du 30 octobre dernier, insistent par ailleurs là-dessus.

Qu’est ce qui peut donc justifier cette sortie du cadre fixé par l’ONU et ce manquement inadmissible qui s’apparente à un parti-pris, loin du principe de la neutralité onusienne requise, puisque l’émissaire du Secrétaire général de l’ONU a choisi de consulter un pays dont on connaît la haine qu’il nourrit à l’encontre du Maroc et de ses droits territoriaux ?

Voilà en tout cas qui pose un réel défi pour la continuité de la confiance placée envers ce diplomate.

Par Jamal HAJJAM





Jeudi 8 Février 2024

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