Raja :Entre Badraoui et Benzarti , qui devait vraiment partir !?


Le président du Raja n'en finit plus d'accumuler les maladresses , mais c'est l'entraîneur qui fait fonction de fusible qui paie les pots cassés



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Badraoui, dans le déni ! 

Chez les Casablancais du Raja, l'histoire est un éternel recommencement avec des périodes de tourmente chronique et d'incertitude. 

Il était venu en justicier, promettant un assainissement financier et une profonde restructuration du club , sauf que les promesses d'un candidat en campagne n'engagent que ceux parmi les adhérents qui ont bien voulu lui prêter le flanc .
Il y a quelques mois seulement, le Raja était champion du Maroc avec Jamal Sellami , champion de la CAF et vainqueur de la Coupe arabe Mohamed 6 avec le tunisien Lassad Chabbi alors que Sellami avait mené les verts jusqu'aux deux finales .

Et puis , du fait du déficit budgétaire enregistré lors de la crise sanitaire et d'une Botola Pro jouée à huis clos avec des pertes sèches , le Raja s'est mis à vendre ses meilleures pièces ! Badr Banoun est parti au National du Caire , Hafidi et Rahimi aux Emirats et Benhalib a quitté le club pour incompatibilité d'humeurs .Avec le nouveau président , la cadence s'est poursuivie avec le départ de Metouali , Lwardi au Zamalek du Caire , Ahaddad chez le voisin Wydadi , ainsi que Omar Arjoun dont le contrat n'a pas été renouvelé.
Résultat : le Raja se retrouve sans milieu de terrain, les résultats sont décevants et comme pour se disculper de ce mauvais départ , Aziz Badraoui décidé de remercier Fawzi Benzarti après la troisième journée et zéro victoire et le remplace par un autre entraîneur Tunisien , Mondher Kebaier.
Certes , la saison du Raja n'est pas encore ratée malgré des débuts très laborieux., mais les fans ont de sérieuses raisons de s'inquiéter car de l'avis de très nombreux observateurs, les recrutements effectués par le nouveau président sont loin d'être convaincants , surtout lorsqu'une drôle d'opacité règne autour des contrats des nouveaux joueurs.
 

Raja  :Entre Badraoui et  Benzarti , qui devait vraiment partir !?
Un milliard de perdu avec le sponsor officiel ! 
Par ailleurs, l' ’administration du Raja de Casablanca a été " surprise " par la décision de son sponsor officiel de rompre unilatéralement son contrat avec le club. En cause, le Raja avait décidé de changer prévenir sans  l’emplacement du logo de ce sponsor sur le maillot de l’équipe (du centre vers le bas) durant les 3 premiers matchs de la Botola.
Après trois correspondances sans réponse, l’entreprise, qui comptait verser jusqu’à un milliard de centimes dans les caisses du club, a décidé d’abroger le contrat.

  «Migration en masse» des joueurs des catégories d’âge inférieures.

 Juniors, cadets et minimes ont plié bagages pour aller vers d’autres équipes,  ayant profité du «passage à vide» que connaissait le club entre la fin de mandat de l’ex-président Anis Mahfoud et le début de celui de l’actuel président Aziz Badraoui.
Une majorité de jeunes talents se sentaient «marginalisés». Badraoui a ainsi décidé de renforcer le contrôle sur le centre de formation du club , inauguré en grandes pompes tout récemment,  et d’accorder plus d’intérêts aux footballeurs en herbe. 
Mais, entre les déclarations du président et ce qui se passe en réalité il y a tout un fossé !
D'après nos informations, des intermédiaires véreux . ayant pignon sur rue proposeraient des contrats juteux aux jeunes joueurs pour les pays du Golfe en contrepartie de quelques dizaines de milliers de dirhams.
Et pourtant, il y a quelques mois Badraoui déclarait vouloir faire le ménage 
Ainsi, le Raja laisse partir ses meilleurs joueurs, les remplace par d'autres nettement moins fringants et laisse faire ce trafic qui pille et dépouille les catégories de jeunes des meilleures pépites du club .Normalement, un club qui a la prétention de jouer sur tous les fronts et l'ambition de gagner des trophées doit disposer d'un groupe étoffe et des doublures à tous les postes  . Sinon , on prépare la relève en injectant dans l'effectif les meilleurs jeunes talents. Malheureusement, c'est tout le contraire qui se passe chez les Verts.
Le pire ,  populisme aidant on prête le flanc aux réseaux sociaux, on s'accommode de la prise d'otage par les adhérents, et l'on fait dans le sens du poil pour avoir la bénédiction des centaines de milliers de fans. Mais, pour ceux-là il n'y a que les résultats qui comptent.

Par Hafid Fassi Fihri 

 





Hafid Fassi fihri
Hafid Fassi Fihri est un journaliste atypique , un personnage hors-normes . Ce qu'il affectionne,... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 3 Octobre 2022

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