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Réforme des EEP : l’Office des Changes lance un audit national en vue d’une restructuration institutionnelle


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Vendredi 6 Février 2026

Dans une démarche qui pourrait redessiner l’architecture de l’une des institutions clés du système économique marocain, l’Office des Changes vient de publier un appel d’offres national pour engager un audit approfondi de sa structure et de ses opérations. Ce signal envoyé au cœur de la réforme des établissements et entreprises publics (EEP) illustre une intention claire de modernisation et d’efficacité accrue, au moment où les enjeux économiques du Royaume se complexifient.



Quand on parle d’institutions publiques et de gouvernance, il n’est pas rare d’entendre des discours lents, convenus, presque abstraits. Mais cette fois, la réalité est tangible : l’Office des Changes engage une étape cruciale de sa transformation. À travers un appel d’offres ouvert national lancé via le ministère de l’Économie et des Finances, l’institution active un audit institutionnel, stratégique, organisationnel et opérationnel. Cette démarche, engageante et rare à cette échelle, vise à poser un diagnostic solide sur les fonctions, processus et stratégies de l’organisme créé en 1944 ce qui en fait l’un des plus anciens piliers de la régulation des opérations de change au Maroc.
 

Cette initiative ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans le cadre de la loi‑cadre numéro 50‑21 relative à la réforme des EEP, promulguée en 2021, qui vise à rationaliser le fonctionnement des établissements publics, améliorer leur gouvernance et accroître leur efficacité dans la réalisation des missions qui leur sont confiées. Cette loi, bien que rarement au centre du débat public, est désormais centrale dans la gestion du portefeuille public marocain.
 

Pour comprendre l’importance de cet appel d’offres, il faut revenir à l’essence même de l’Office des Changes. Outre son rôle traditionnel de régulateur du régime des changes, l’institution est un acteur de première ligne dans le développement des échanges extérieurs, la promotion des exportations et l’équilibre des flux de devises. Sa mission est double : sécuriser les transferts de capitaux tout en encourageant l’ouverture économique, notamment pour les opérateurs nationaux et les investisseurs étrangers.
 

Dans ce contexte, la décision de recourir à un audit complet n’est pas un simple exercice de style. Elle fait écho à une volonté de mieux structurer l’action publique, de réduire les redondances institutionnelles, de clarifier les missions opérationnelles et de redéfinir une stratégie à l’écoute des besoins réels du marché. Certains économistes y voient une réponse directe aux critiques endémiques portant sur la lenteur administrative et l’opacité perçue de certains volets de la régulation publique. D’autres experts, rencontrés dans les couloirs de Rabat, jugent cette démarche « indispensable » pour aligner l’institution sur les standards internationaux de bonne gouvernance et de performance.
 

Mais cette réforme ne se limite pas à une révolution interne. L’Office des Changes a récemment publié la nouvelle version de l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2026), qui est entrée en vigueur le 1er janvier. Cette réforme réglementaire, élaborée en concertation avec des professionnels et des institutionnels, vise à clarifier l’environnement des changes, à faciliter les opérations internationales et à encourager l’investissement, notamment pour les start-ups et les entreprises innovantes.
 

Concrètement, l’IGOC 2026 introduit des mesures pensées pour le développement économique : des plafonds de dotations adaptés, des assouplissements pour les opérations d’e‑commerce, et des facilités pour les opérateurs exportateurs de services. Ces dispositions répondent à un impératif crucial : rapprocher la réglementation des réalités économiques d’aujourd’hui, où la mobilité des capitaux, la digitalisation et l’innovation déterminent en grande partie la compétitivité.
 

Pour un lecteur marocain de 24 à 54 ans, ces changements doivent être perçus non comme de simples ajustements techniques, mais comme un signal fort. Il s’agit d’un moment où l’institution choisit de se remettre en question, de s’ouvrir à la critique constructive et d’injecter davantage de transparence et d’efficacité dans ses opérations. Cette dynamique peut, si elle est menée avec rigueur, renforcer la confiance des acteurs économiques, encourager l’investissement et contribuer à une meilleure insertion du Maroc dans les chaînes de valeur régionales et mondiales.


À une époque où l’économie mondiale se réinvente et où les jeunes générations marocaines aspirent à un environnement plus compétitif et plus juste, la réforme en cours à l’Office des Changes pourrait bien devenir un symbole de modernisation institutionnelle. Elle porte la promesse non seulement d’un meilleur fonctionnement administratif, mais aussi d’un Maroc plus agile, plus transparent et plus attractif pour les talents et les capitaux.






Vendredi 6 Février 2026

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