Le Maroc dans le Top 5 africain des réserves de change
Résultat : une 5e place au classement continental, derrière des poids lourds pétroliers, et devant le Nigeria. Pas mal pour un pays qui ne vend pas une seule goutte de pétrole.
Ce qui s'est passé, en accéléré
Petit retour en arrière pour comprendre le chemin parcouru. En 2021, le Royaume disposait de 35,6 milliards de dollars de réserves.
L'année d'après, la guerre en Ukraine fait flamber les prix de l'énergie, et la facture des importations marocaines grimpe en flèche : les réserves reculent à 32,3 milliards de dollars.
Puis ça repart. 2023 marque le retournement avec une hausse de 12,4%, suivie d'une progression plus modeste en 2024.
Et puis 2025 arrive, et là, c'est l'explosion : +30,8% en une seule année, du jamais-vu depuis le début de la période étudiée. Le tourisme et les phosphates ont fait le gros du travail.
Pourquoi ce chiffre compte vraiment
On ne parle pas juste d'un montant qui fait plaisir sur le papier. Les réserves de change, c'est le matelas de sécurité d'un pays. Elles servent à payer les importations, rassurer les investisseurs et amortir les chocs économiques externes.
Et sur ce terrain, le Maroc coche toutes les cases. Sa couverture d'importations atteint désormais 6,2 mois, contre 5,5 mois en 2024, bien au-dessus du seuil minimal de trois mois recommandé par les institutions financières internationales.
La moyenne africaine, elle, plafonne à 4,9 mois. Autrement dit, le Royaume a de la marge.
À l'échelle du continent, le Maroc pèse désormais près de 9,4% du total des réserves africaines, qui s'élèvent à 515,2 milliards de dollars en 2025.
Une part conséquente pour une économie qui ne doit rien à l'or noir, contrairement à la Libye, l'Afrique du Sud, l'Algérie ou l'Égypte, qui trustent les quatre premières places du classement.












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