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Rétrospective 2020 : Il était une fois en Amérique


Alors que la planète retenait son souffle pendant que l'Amérique était en train d'élire son nouveau président, de multiples interrogations et diverses inquiétudes se posaient sur l'échiquier international.



Rétrospective 2020 :  Il était une fois en Amérique
La planète retient son souffle. 
 
 
Que les États-unis se débarrassent de Donald Trump au profit de son challenger démocrate Joe Biden , voilà une perspective souhaitée par de très nombreux pays Occidentaux,  qu'il s'agisse de ceux qui l'ont déclaré ouvertement ou de ceux qui l'espèrent secrètement,  dans le respect des usages diplomatiques. 
 
Mais il est de notoriété publique que beaucoup de pays européens reprochent à l'administration Trump le peu d'appui apporté par Washington depuis la crise sanitaire du Coronavirus,  et puis l'unilatéralisme de l'administration américaine lors des crises syrienne, lybienne et même lors de l'escalade entre la Turquie et l'Europe et surtout les tensions entre Erdogan et Macron. 
 
Les espoirs des Palestiniens..
 
Au Moyen-Orient, les Palestiniens espèrent une victoire de Joe Biden qui lui est favorable à une solution à deux Etats et s'oppose ouvertement à l'annexion des territoires occupés. 
Les Palestiniens,  de Gaza comme de Csijordanie,  n'oublient surtout pas que Donald Trump a reconnu Jerusalem , Alqods Alsharif dans sa partie occidentale,  comme capitale de l'état hébreu et y a même fait déménager l'ambassade américaine. 
Trump a également activé la normalisation de pays arabes, le Quatar , les Emirats , le Soudan et le Koweit avec Israël.
 
Mais aujourd'hui,  l'inquiétude est grande chez ces pays qui ont choisi le parapluie américain et Israélien, alors qu'en fait , on les utilise contre l'hégémonie de l'Iran Chiite et le grandissant leadership de la Turquie dans la région. 
 
L'Arabie Saoudite également suit de très près la présidentielle aux États-unis et pas seulement à cause des démêlés du Prince Ben Salmane avec la justice américaine. 
L'Egypte , pour sa part,  comptait avec le soutien de Trump quant à son différend avec l' Ethiopie à propos des eaux du Nil et du barrage AlNahda . Pire, Le Caire a montré son agacement et sa frustration après l'intention de Doha et Abou Dhabi d'acheminer des gazoducs vers Israel sans passer par le Sinai. Ce qui contrarie complètement les plans du président Sissi.
 
Quant à la Russie, elle a préféré garder le silence tant l'ingérence russe lors de la victoire de Trump en 2016 avait été galvaudée à tort et à travers. Il est bien vrai que des activistes russes avaient probablement inondé les restes sociaux aux Etats-unis de fake News afin de favoriser Trump .
 
Quant à la Turquie et l'Iran , ils n'attendent rien de spécial du futur président américain car pour la République Islamique la situation économique désastreuse ne risque pas de changer. Erdogan , de son côté,  malgré le fait que la Turquie est un allié militaire stratégique pour l'Amérique , le président Turc en achetant des missiles russes a joué au parfait équilibriste.
 
Joe Biden, un référendum contre la pandémie..
 
Joe Biden n'a pas hésité,  en parfait politicien opportuniste,   à exploiter la gestion défaillante et calamiteuse de la pandémie par Trump.
Avec 100 mille contaminations par jour, Joe Biden a voulu faire de cette présidentielle un véritable référendum sur ce sujet. L'aubaine était trop belle .
 
Mercredi matin, il y a très peu de chances que les américains se réveillent en découvrant le nom du nouveau président car les dépouillements risquent de prendre plus de temps que prévu ,  surtout en ce qui concerne le vote par correspondance de dizaines de millions d'Américains. 
Et en cas de contestations pour fraudes , comme le prévoient de nombreux analystes , la nouvelle présidente de la Cour suprême tout récemment nommée par Trump sera mise à rude contribution dans une bataille juridique qui pourrait durer longtemps. 
 
Une chose est sûre,  lorsque le verdict sera connu les problèmes du monde ne seront pas résolus et ne risquent absolument pas de l'être de sitôt. 
 

Hafid Fassi Fihri / Arrissala / L'ODJ






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