Le gouvernement britannique prépare un couvre-feu numérique nocturne pour les adolescents de seize et dix-sept ans. Les principales plateformes devraient bloquer par défaut l'accès aux réseaux sociaux entre minuit et six heures du matin. Les jeunes pourraient toutefois modifier eux-mêmes ce réglage, ce qui explique le caractère qualifié de « volontaire » du dispositif.
Le projet prévoit également de désactiver par défaut certaines fonctions conçues pour prolonger la consultation, comme le défilement infini ou la lecture automatique. TikTok, Instagram, Snapchat, Facebook, YouTube et X seraient concernés, contrairement aux messageries telles que WhatsApp ou Signal. Une mise en œuvre est envisagée au printemps 2027, après l'adoption d'un texte législatif.
L'objectif affiché est simple : protéger le sommeil et réduire l'exposition nocturne aux contenus anxiogènes. L'intention paraît raisonnable. Son efficacité est moins évidente.
Un paramètre modifiable en quelques secondes risque de devenir une formalité. Les opposants au projet y voient donc une mesure d'affichage, tandis que certaines organisations de protection de l'enfance jugent nécessaire d'agir aussi sur les mécanismes de dépendance intégrés aux plateformes.
Le choix britannique montre néanmoins que le débat change de nature. Il ne s'agit plus uniquement de conseiller aux familles de limiter les écrans. Les pouvoirs publics commencent à demander aux entreprises de modifier directement la conception de leurs applications.
Cette expérience sera observée bien au-delà du Royaume-Uni. Elle pourrait inspirer d'autres pays, dont le Maroc, où les discussions sur le temps d'écran restent encore largement renvoyées aux parents et aux établissements scolaires.
Une règle technique ne remplacera jamais l'éducation numérique. Elle peut toutefois cesser de laisser les familles seules face à des plateformes bâties pour retenir l'attention.
Le projet prévoit également de désactiver par défaut certaines fonctions conçues pour prolonger la consultation, comme le défilement infini ou la lecture automatique. TikTok, Instagram, Snapchat, Facebook, YouTube et X seraient concernés, contrairement aux messageries telles que WhatsApp ou Signal. Une mise en œuvre est envisagée au printemps 2027, après l'adoption d'un texte législatif.
L'objectif affiché est simple : protéger le sommeil et réduire l'exposition nocturne aux contenus anxiogènes. L'intention paraît raisonnable. Son efficacité est moins évidente.
Un paramètre modifiable en quelques secondes risque de devenir une formalité. Les opposants au projet y voient donc une mesure d'affichage, tandis que certaines organisations de protection de l'enfance jugent nécessaire d'agir aussi sur les mécanismes de dépendance intégrés aux plateformes.
Le choix britannique montre néanmoins que le débat change de nature. Il ne s'agit plus uniquement de conseiller aux familles de limiter les écrans. Les pouvoirs publics commencent à demander aux entreprises de modifier directement la conception de leurs applications.
Cette expérience sera observée bien au-delà du Royaume-Uni. Elle pourrait inspirer d'autres pays, dont le Maroc, où les discussions sur le temps d'écran restent encore largement renvoyées aux parents et aux établissements scolaires.
Une règle technique ne remplacera jamais l'éducation numérique. Elle peut toutefois cesser de laisser les familles seules face à des plateformes bâties pour retenir l'attention.












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