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Scènes de vie : Un après-midi d'enfer


A qui n’est jamais arrivé ce scénario, péripétie de la vie, l’histoire d’un individu, d’un échantillon de la population Rbatie, victime de dépanneurs, surtout au quartier de l’Agdal. Ces derniers n’attendent que quelques petites errances, faute au temps et au stress, hasard, impatience, instant furtif où tout bascule.



 

C’est une histoire vécue par une personne rentrée faire une radio dans un cabinet médical et qui, comme il y avait du monde, elle a fallu attendre, pour un bon bout de temps son tour.
Elle avait garé sa voiture, en face du radiologue, certes sur le trottoir, mais sereine, sachant que plusieurs voitures y étaient placées. Puisqu’avant d’entrer dans cette place, elle est restée un moment à regarder une voiture qui rentrait, l’autre qui sortait, donc, tout était en ordre.
L’emplacement était adéquat, malgré le petit trottoir. En plus, à cet endroit, il n’y avait aucun panneau qui montre que le stationnement est interdit ou réservé, mais la faute est commise : le stationnement sur le trottoir.
A la sortie du cabinet radiologique, « oups », la voiture n’est plus là. Le  gardien des voitures expliqua que cela faisait une demi-heure que le dépannage l’a emmenée. Cela veut dire que les dépanneurs attendaient juste que cette  personne escalade les escaliers de l’immeuble pour faire leur »devoir ». En sortant, elle trouva plusieurs voitures garées au même emplacement, intactes.  Le vigile expliqua que les dépanneurs « n’harponnaient » pas les voitures automatiques, parce qu’ils risquaient gros de crever les pneus et d’endommager la voiture. Les véhicules à boite automatique sont difficiles à remorquer. Ils  ont un traitement de faveur, on choisit donc ses « victimes ». Mais cela va venir, « à rusé, rusé et demi » dit le dicton, bientôt, il y aura des dépanneurs professionnels.

L’histoire prend donc une mauvaise tournure, il fallait chercher la voiture à la fourrière,  Assabah, au quartier  Yakoub Al Mansour, donc très loin dudit quartier. Pour avoir une idée sur le désarroi des gens, il fallait suivre les proies.

De l’extérieur, on pouvait observer le va-et-vient des voitures de dépannage ramenant la « cueillette », et sortir, le rire aux éclats. La moisson a été bonne cet après midi.  Vivement d’autres, étaient-ils peut-être en train de se dire ?

On pouvait aussi apercevoir des taxis, transportant les propriétaires ou des voitures amenant le sinistré de la famille et qui, prenant leur mal en patience, sont convaincus qu’il faudrait se serrer le coude, le reste du mois, face à cette imprévue. Et tous sortaient, l’air hagard, se disant : qui m’a donné cette poisse aujourd’hui ? 

Trois leçons sont donc à tirer : ne pas suivre l’exemple mais le bon sens et dans les règles, acheter une voiture automatique, mais surtout, mettre toujours de l’argent et le téléphone dans une poche. Surtout, quand ce sont les femmes qui sont tombées dans ce traquenard, venues chercher leurs enfants à l’école. Certaines scènes peinent à voir : une femme tenant un bébé et deux enfants à charge, tirés vers la fourrière. Il faut chercher une autre formule qui soit moins agressive et contraignante pour les citoyens.

A bon entendant !






Rédigé par le Samedi 12 Décembre 2020
Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur


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