Pourquoi la dopamine rapide nous épuise
Chaque janvier, on se promet des choses impossibles : courir un marathon sans aimer courir, arrêter le sucre alors qu’on raffole des cornes de gazelle…
Et si on arrêtait les résolutions héroïques pour attaquer la vraie source de notre fatigue ? Ces micro-pics de plaisir qu’on cherche sans cesse – notifications, scroll infini, binge-watching, grignotage automatique – saturent notre cerveau.
Résultat : concentration en baisse, motivation en berne et esprit en ébullition permanente. La dopamine n’est pas le problème, c’est notre façon de la solliciter qui nous épuise.
Dans notre quotidien marocain, on peut retrouver ces micro-pics partout : TikTok avant le hammam, série rapide après le travail, ou sucre rapide après les courses au souk.
Et à force, notre cerveau devient accro au “tout, tout de suite”, avec des montagnes russes émotionnelles qui nous laissent vidés.
Des gestes simples pour ralentir et se recentrer
La slow dopamine, c’est l’art de privilégier le plaisir progressif et durable. Pas besoin de s’isoler à la bougie ni de privation stricte.
On parle de plaisir profond : marcher dans le quartier sans musique, cuisiner un tajine ou un couscous long à préparer, lire vingt pages d’un livre exigeant plutôt que vingt vidéos TikTok, ou faire du sport sans playlist.
Même nos tisanes de grand-mère prennent un sens : savourer chaque gorgée sans chercher le “réconfort immédiat” peut devenir une petite méditation quotidienne.
L’idée est simple : réduire les stimuli ultra-rapides et réapprendre à apprécier le processus, pas seulement le résultat.
Cette approche permet de stabiliser notre motivation et d’augmenter le plaisir sur la durée. On s’offre moins de pics, mais plus de calme, moins de chaos émotionnel, mais plus de sérénité.
Le plaisir durable devient votre allié
Le principe du Randomly Intermittent Reward Timing (RIRT) peut aussi aider : se récompenser parfois, pas toujours, et associer la satisfaction à l’effort, pas seulement au résultat.
Comme quand on réussit un plat compliqué à la maison et qu’on savoure le moment sans le poster sur Instagram. Cette approche transforme le plaisir immédiat en plaisir durable.
Résultat : motivation qui dure, humeur plus stable, esprit moins dispersé. On se surprend à apprécier le silence, la marche lente au marché, ou même l’ennui, sans chercher à le remplir. En fait, moins de dopamine rapide rime avec plus de bonheur tranquille.
Alors pour 2026, la résolution silencieuse et radicale, c’est d’apprendre à ralentir. Pas de pression, juste un pas à la fois. Slow dopamine, plaisir durable, et sérénité marocaine : votre cerveau vous dira merci.












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